Le pétrole retrouve un souffle après une chute importante
1¬6 janvier 2026 – Après la forte correction observée jeudi, les cours du pétrole ont connu vendredi une légère reprise, signe d’un marché cherchant son équilibre au milieu de tensions géopolitiques persistantes et de fondamentaux structurellement baissiers.
Vers 14 h 30 (GMT), le baril de Brent (mer du Nord, livraison mars) s’échangeait entre 63,80 et 64,20 dollars, enregistrant une progression modeste de 0,3 % à 0,8 %. Le WTI américain (livraison février) évoluait entre 59,40 et 59,80 dollars, après avoir brièvement touché un creux autour de 59 dollars jeudi. Cette reprise reste fragile et ne compense qu’en partie les pertes accumulées au cours de la semaine.
Le mouvement reflète principalement l’apaisement des craintes d’une intervention militaire américaine imminente en Iran. La veille, les marchés avaient lourdement corrigé après les déclarations du président Donald Trump, qui a écarté la possibilité d’une attaque à court terme contre Téhéran. « Le marché a d’abord sur-réagi aux tensions, puis à la baisse sur les signes d’apaisement. La reprise d’aujourd’hui reste fragile et sans conviction forte », note un analyste basé à Singapour.
Au-delà de ces fluctuations à court terme, les perspectives pour 2026 restent largement orientées à la baisse. La production mondiale continue de croître plus vite que la demande, entraînant un excédent d’offre et une accumulation des stocks, notamment dans les pays de l’OCDE. La demande chinoise, bien qu’encore significative, montre des signes de ralentissement, tandis que la reprise partielle de la production vénézuélienne et d’autres producteurs non‑OPEP accentue la pression sur les prix.
Les analystes restent prudents : en l’absence de chocs majeurs d’approvisionnement, les prix devraient évoluer dans des fourchettes modérées. Le détroit d’Hormuz, point stratégique, demeure un facteur de vigilance, mais aucun blocage immédiat n’est attendu, limitant le potentiel de hausse durable.
Les prochains jours seront scrutés de près pour les données hebdomadaires des stocks américains, les évolutions géopolitiques en Iran, en mer Noire ou au Venezuela, ainsi que les décisions potentielles de l’OPEP+ concernant les quotas de production. La volatilité du marché reste élevée, reflet d’un équilibre fragile entre risques géopolitiques latents et surplus structurel d’offre.
