Polémique à Feyenoord : Vink met en doute la version « blessure » de Van Persie sur Hadj Moussa
La lourde défaite de Feyenoord face au PSV Eindhoven (3-0) ne cesse de faire réagir aux Pays-Bas. Au-delà du score, c’est surtout la sortie prématurée d’Anis Hadj Moussa qui alimente la controverse. Titularisé sur l’aile droite, l’international algérien a vécu une première période difficile, marquée par des choix imprécis, un manque d’impact offensif et plusieurs duels défensifs perdus, notamment face à Mauro Júnior.
Remplacé dès la pause par Gonçalo Borges, Hadj Moussa semblait payer logiquement sa contre-performance. Pourtant, en conférence de presse, Robin van Persie a rapidement tenu à désamorcer toute interprétation sportive. Selon l’entraîneur de Feyenoord, la décision était avant tout liée à des douleurs physiques persistantes que le joueur traînerait depuis plusieurs semaines, et non à son rendement sur le terrain.
Une explication officielle qui n’a pas convaincu tout le monde, loin de là. Sur ESPN Pays-Bas, Marciano Vink, ancien international néerlandais et consultant respecté, s’est montré particulièrement sceptique. Il juge « très étrange » cette volonté de protéger le joueur coûte que coûte. Pour lui, Van Persie refuse d’assumer une réalité évidente : Hadj Moussa a simplement raté son match et méritait d’être remplacé, comme n’importe quel autre joueur de l’effectif.
Vink va même plus loin en parlant d’une forme de surprotection qui pourrait devenir contre-productive. Selon lui, évoquer une blessure « grave » permet surtout d’éviter de pointer du doigt les lacunes défensives du joueur, notamment son manque de rigueur dans le repli et sa passivité sur les phases menant aux buts encaissés. Une manière, selon l’analyste, de contourner une nécessaire remise en question sportive.
À l’approche des prochaines échéances avec la sélection algérienne, chaque prestation compte. La confiance de Van Persie est toujours là, mais les critiques néerlandaises rappellent une règle immuable du football de haut niveau : seule la performance durable finit par imposer le respect.
