Exclusif : Tandis que le monde tremblait sous le scandale de l’île de Jeffrey Epstein, un réseau international d’homosexuels exploiterait des soldats algériens lors de soirées dépravées organisées dans une grande villa du quartier de Hydra
Au moment où l’opinion internationale était encore sous le choc du scandale planétaire Jeffrey Epstein et de son île privée – symbole extrême de réseaux pédocriminels et d’exploitation sexuelle des élites –, des allégations très graves circulent dans les milieux d’opposition algériens et sur les réseaux sociaux. Elles décrivent un réseau international de pratiques homosexuelles extrêmes qui exploiterait des soldats algériens lors de soirées organisées dans une vaste villa située dans le quartier huppé de Hydra, à Alger. Ces soirées mêleraient sexe et torture : les soldats se relaieraient pour des actes sexuels et l’introduction d’armes dans la zone anale sensible, tout en se livrant à des sévices mutuels. Ceux qui perdraient connaissance seraient tués et leurs corps éliminés dans ce que les sources qualifient de rituels sataniques.
Les ramifications de ce réseau relieraient Alger (la capitale algérienne) à Rome (Italie) et à Londres (Royaume-Uni). Parmi les généraux de l’armée nationale populaire impliqués figureraient notamment Saïd Chengriha.
Les premières révélations publiques sur cette affaire, selon des « rapports internationaux » relayés dans ces cercles, remontent au soir du samedi 26 février 2022. Ce jour-là, une brigade des mœurs relevant de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) aurait fait irruption dans une villa de luxe située au n° 64 du quartier d’Hydra, à proximité immédiate du siège principal de l’École nationale d’administration (ENA). L’intervention aurait été déclenchée suite à un appel anonyme signalant des mouvements suspects d’un groupe d’homosexuels dont l’apparence physique laissait supposer des nationalités étrangères.
L’opération policière aurait conduit à l’interpellation de toutes les personnes présentes dans la villa ainsi que du gardien. Pourtant, le dossier aurait été très rapidement classé : tous les interpellés auraient été libérés sans qu’aucun procès-verbal d’audition ne soit dressé. La raison invoquée par ces sources : le responsable de l’intervention aurait reçu un appel téléphonique direct du colonel Hocine Hamid, surnommé « Hocine Boulahia », officier supérieur et influent au sein de la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA). Ce dernier aurait été relevé de ses fonctions le 10 mai 2022.
Ce que le commissaire de police qui dirigeait l’opération ignorait, selon ces mêmes allégations, c’est que la villa appartenait en réalité au chef d’état-major de l’armée, Saïd Chengriha. Les cinq jeunes hommes homosexuels interpellés auraient été spécialement importés depuis Rome pour le compte de Chengriha et de certains généraux de son entourage.
Le réseau attribué au général Chengriha opérerait sous le nom d’Al-Fatiha for Arab Gays (ou « Al-Fatiha pour les homosexuels arabes »), organisation fondée le 20 octobre 1998 à Boston par un Américain musulman d’origine pakistanaise nommé Faisal Alam. Elle posséderait des branches dans plusieurs capitales européennes.
En mai 2019, la direction de l’organisation serait passée à un jeune Pakistanais musulman nommé Sami Abdi, résidant à Londres. Parmi ses membres les plus en vue figurerait Saïd Chengriha, présenté comme l’un des fondateurs et comme un financeur généreux de toutes les activités, festivals et manifestations organisés par le groupe en Europe, en Amérique, en Asie et particulièrement en Algérie.
Le général Chengriha resterait dans l’ombre, tandis que la coordination et les contacts seraient assurés par une personne peu connue du grand public : Kamel Khelfi, Français d’origine algérienne âgé de 55 ans. Ce dernier servirait d’intermédiaire avec un Italien résidant à Rome, Fabio, âgé de 64 ans, qui exercerait depuis de longues années le rôle de rabatteur et d’intermédiaire dans ce milieu. Sans bureau fixe, Fabio se posterait régulièrement sur la place Saint-Pierre (Piazza San Pietro), face à la basilique Saint-Pierre, pour approcher des touristes homosexuels et les recruter dans le réseau en échange d’avantages divers.
Depuis l’année 2019 et jusqu’à aujourd’hui, les disparitions inexpliquées d’officiers, de sous-officiers et de soldats algériens restent un mystère troublant au sein de l’institution militaire.
Parmi les cas cités :
– Le samedi 30 décembre 2019, la famille du sous-officier disparu Mourad Belmir a organisé un sit-in inédit devant le siège de la 1re Région militaire à Blida, dans le secteur de Chéraga (wilaya de Tipaza). À l’époque, cette région était commandée par le général Ali Sidane. Mourad Belmir, sous-officier dans la quarantaine, originaire de la région de Tlemcen, servait à la 6e Région militaire de Tamanrasset sous les ordres du général Mohamed Ajerroud. Il avait été muté à la 1re Région militaire de Blida après sa promotion au grade de sous-officier le 1er novembre 2019 (à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution). Après le décès du général Ahmed Gaïd Salah, il aurait été affecté à des tâches domestiques sans lien avec ses fonctions militaires, à l’intérieur de la villa de Saïd Chengriha. Depuis, il a totalement disparu et le ministère de la Défense nationale n’a fourni aucune explication convaincante à sa famille.
– Une seconde affaire concerne le soldat Abdellaoui Cherif, affecté à la 1re Région militaire d’Aïn Naâdja (Alger) sous le commandement du général Mohamed Berkani. En juin 2023, il aurait été envoyé, avec un camarade, à la villa de Chengriha sous prétexte d’assister à des travaux ménagers. Depuis cette date, plus aucune trace d’eux.
Après des recherches approfondies, ces sources affirment que les véritables raisons de ces disparitions successives et mystérieuses tiennent à l’exploitation sexuelle et aux pratiques sadiques infligées par des généraux homosexuels qui fréquenteraient la villa de Saïd Chengriha. Ces soirées débridées se dérouleraient autour de bouteilles d’alcool de luxe et de musique assourdissante, avant que les victimes ne soient éliminées pour empêcher toute fuite sur les scandales sexuels qui se dérouleraient à l’intérieur.
Reste la question finale posée par ces allégations : des officiers ou sous-officiers « libres » au sein de l’armée algérienne oseront-ils un jour diffuser les vidéos compromettantes impliquant le général Saïd Chengriha et ses victimes présumées ?
