Sur instructions de Tebboune, les autorités distribuent des préservatifs masculins dans les aéroports

Sur instructions de Tebboune, les autorités distribuent des préservatifs masculins dans les aéroports

Le débat sur le VIH/SIDA en Algérie reste confiné à des cercles restreints, propageant rumeurs et opacité. Sans statistiques nationales exhaustives et transparentes, les malades souffrent en silence et les risques sociétaux perdurent, amplifiés par le tabou de la révélation du statut sérologique.

Une enquête du ministère de la Santé dans l’ouest du pays révèle des taux alarmants : Sidi Bel Abbès en tête avec 73,8 cas pour 100 000 habitants, suivie de Saïda (61,7), Oran (56,8), Aïn Témouchent (47,8) et Mascara (45,6). Les plus de 20 ans sont les plus touchés.

Pourtant, les autorités officielles, dont le ministère de la Santé, affirment que l’épidémie est stable et de faible prévalence (moins de 0,1 % dans la population générale), loin des niveaux subsahariens. Les données récentes indiquent environ 1 157 à 1 315 nouveaux cas au premier semestre 2024, avec un total estimé de 26 000 à 28 000 personnes vivant avec le VIH (contre ~24 000 cas cumulés identifiés depuis 1985). Une hausse progressive est notée depuis 2019-2020, avec plus de 2 000 nouveaux cas annuels récents.

Cette contradiction entre alertes régionales et discours rassurant interroge la transparence. Les critiques visent une élite dirigeante incompétente, corrompue, francophone et obsédée par des conflits inutiles avec les voisins, tout en imitant maladroitement les modèles touristiques égyptien, tunisien, marocain ou émirati : achat d’influenceurs, falsification historique et promotion suggestive sur les réseaux sociaux (via des figures de la prostitution à Alger, Annaba ou Oran).

Ces pratiques auraient attiré touristes africains, du Golfe, chinois et européens, profitant de la faiblesse du dinar. Conséquences : explosion des enfants abandonnés de père inconnu, hausse des cas de syphilis et VIH, mixité accrue des populations.

Pour contrer les risques, les autorités distribueraient gratuitement des préservatifs dans les aéroports aux visiteurs étrangers et aux travailleurs asiatiques/africains, sur instruction présumée du président Abdelmadjid Tebboune, afin de limiter les contaminations liées au tourisme sexuel ou aux naissances illégitimes.

Derrière le discours officiel de contrôle, des signaux persistants dans l’ouest et chez les vulnérables appellent à plus de transparence, de dépistage massif et de prévention réelle, loin des dénégations persistantes.

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