Guerre Israël‑Iran 2026 : Téhéran abandonné par ses alliés, isolé face à la tempête
Le conflit israélo-iranien de 2026 a brutalement mis en lumière les limites des alliances de Téhéran, alors que l’opération conjointe américano-israélienne, lancée le 28 février 2026 et baptisée baptisée opération fureur épique par les États-Unis et opération rugissement du lion par Israël, a rapidement dégénéré en une campagne aérienne massive et ciblée qui a détruit une grande partie des défenses antiaériennes iraniennes, des lanceurs de missiles balistiques, des installations nucléaires comme Natanz, des bases navales et surtout des centres de commandement et de décision, en larguant plus de 5 000 munitions en seulement cinq jours. Le bilan humain est déjà lourd : plus de 1 000 morts, dont le Guide suprême Ali Khamenei, tué dès les premières heures dans son compound à Téhéran grâce à un renseignement américain précis, plusieurs dizaines de hauts gradés de l’IRGC, le ministre de la Défense, le chef d’état-major des forces armées et d’autres figures clés du régime, tandis que la femme de Khamenei a succombé plus tard à ses blessures et que des personnalités comme l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad ont également été éliminées, plongeant le pays dans un vide de pouvoir inédit depuis 1979.
Pour tenter de pallier cette crise, un conseil intérimaire de leadership a été formé en urgence, comprenant le président Masoud Pezeshkian, le chef du judiciaire Gholam Hossein Mohseni Ejei et Ali Reza Arafi, proche de Khamenei et figure religieuse influente, qui assure provisoirement les fonctions du Guide suprême en attendant que l’Assemblée des Experts désigne un successeur, mais cette dernière a elle-même été visée par des frappes à Qom le 3 mars, compliquant toute transition constitutionnelle et obligeant le pouvoir central à décentraliser en catastrophe en confiant aux gouverneurs provinciaux des pouvoirs élargis pour gérer l’administration, la sécurité et l’économie locale, tandis que l’IRGC et les forces armées restent opérationnels, mais semblent suivre des protocoles d’urgence préétablis par Khamenei en cas de décapitation du régime, ce qui soulève des interrogations sur le véritable contrôle de l’armée : appartient-il au conseil intérimaire, aux commandants régionaux de l’IRGC ou aux vestiges du réseau loyal à Khamenei ?
Sur le plan militaire, la supériorité aérienne combinée des forces américaines et israéliennes est déjà établie sur l’ouest de l’Iran et Téhéran, avec des B‑1 américains et des F‑35 israéliens opérant à basse altitude après la destruction de plus de 200 systèmes de défense antiaérienne, tandis que la riposte iranienne s’affaiblit, passant de plus de vingt missiles balistiques lancés le 28 février contre Israël et les Émirats à seulement six le 3 mars, et malgré la fermeture du détroit d’Ormuz et les attaques sur des bases américaines, des ambassades et des cibles au Liban via le Hezbollah, en Irak, au Yémen via les Houthis et jusqu’à Bahreïn et Koweït, un navire de guerre iranien a été coulé par un sous-marin américain dans l’océan Indien, une première depuis la Seconde Guerre mondiale, tandis que le président Trump affirme que l’opération vise à éliminer les menaces nucléaires et balistiques iraniennes tout en laissant la porte ouverte à un dialogue, et que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu appelle les Iraniens à descendre dans la rue pour renverser le régime.
Dans ce contexte, les alliés de l’Iran restent étonnamment silencieux, car malgré les liens stratégiques étroits — traité russo-iranien de 2025, partenariat sino-iranien de 25 ans, exercices militaires conjoints — ni la Russie ni la Chine n’interviennent militairement : Moscou, affaiblie par la guerre en Ukraine, se limite à condamner verbalement les frappes, le traité de 2025 ne prévoyant aucune clause de défense mutuelle, et préfère éviter un front supplémentaire contre l’OTAN, préserver ses canaux avec Israël et profiter indirectement du bourbier iranien pour affaiblir Washington, tandis que Pékin reste fidèle à sa doctrine de non-ingérence, achète 87 % du pétrole iranien mais refuse d’envoyer armes ou troupes, et multiplie les appels diplomatiques pour un cessez-le-feu tout en protégeant ses intérêts au Golfe et ses projets des Nouvelles Routes de la Soie, laissant ainsi Téhéran largement isolé.
Les proxies régionaux — Hezbollah, Houthis et milices irakiennes et syriennes — ne parviennent pas à renverser la donne, et l’« axe de la résistance » se révèle plus rhétorique qu’opérationnel, tandis que les prochaines heures seront décisives : le contrôle effectif de l’armée et des forces de sécurité iraniennes déterminera si le régime tient, bascule dans le chaos ou impose une répression brutale pour survivre, alors que des manifestations éclatent dans plusieurs villes et que certains Iraniens célèbrent la mort de Khamenei plutôt que de la pleurer, montrant que ce conflit n’est plus seulement une confrontation entre États mais un test existentiel pour la République islamique, révélant que ses partenariats stratégiques avec Moscou et Pékin ne suffisent plus à protéger le pays face à la coalition américano-israélienne.
