De Maduro, en passant par Khamenei, jusqu’à Tebboune : les discours de matamore vides trouvent un écho auprès des peuples arriérés

De Maduro, en passant par Khamenei, jusqu’à Tebboune : les discours de matamore vides trouvent un écho auprès des peuples arriérés

Hier, les dictateurs Maduro et Khamenei étaient parmi les plus grands symboles de la politique des rodomontades vides, et aujourd’hui c’est au tour de celui qui est monté sur l’estrade pour déclarer d’un ton assuré que « la sécurité des pays du Golfe est la sécurité de l’Algérie » et que toute atteinte à la souveraineté de nos frères du Golfe est une atteinte directe à l’Algérie. À l’époque, ces déclarations semblaient marquer la naissance d’une nouvelle ère de solidarité arabe transfrontalière, mais la dure réalité a prouvé qu’il ne s’agissait que de « bulles d’air » qui se sont évaporées dès le premier véritable test.

Aujourd’hui, alors que les missiles iraniens pleuvent sur les capitales et les villes du Golfe, que des installations vitales sont visées et que des innocents tombent, un silence assourdissant règne sur le palais d’El-Mouradia. Les communiqués de condamnation ont disparu, le langage des menaces s’est éteint, remplacé par une politique de « tête dans le sable » comme l’autruche qui tremble de peur face à la vérité. Où sont donc passées ces promesses ? Où est passé cet « attentat contre l’Algérie » que représentaient ces missiles en train de déchirer le ciel du Golfe ?

Celui qui suit l’actualité comprend bien que le silence de la capitale n’est pas une simple « neutralité » comme certains tentent de le présenter, mais l’expression criante d’une peur intense. Les événements récents – l’effondrement de « régimes communistes », la chute de têtes qui se croyaient à l’abri dans les forteresses militaires et communistes – ont projeté une ombre de terreur dans les couloirs du pouvoir à El-Mouradia. Les « séismes du changement » qui frappent la région, la chute successive des « bandes militaires », ont fait comprendre au régime des généraux impotents que la balance des forces ne penche plus en faveur de leurs vieux alliés.

Au lieu de respecter les engagements nationalistes, Tebboune le frustré s’est replié sur lui-même, tentant de sauver sa peau des vagues furieuses du changement. La contradiction la plus étrange ici est la suivante : comment un chef d’État peut-il convaincre son peuple et le monde que la sécurité du Golfe est une « ligne rouge », tout en se taisant quand cette ligne est violée par des missiles et des drones ? Cette incohérence révèle le caractère mensonger des slogans utilisés uniquement pour la consommation médiatique et le polissage de l’image dans les forums internationaux.

La vérité dont le lâche Tebboune fuit la confrontation, c’est que la soumission à des agendas régionaux précis et la peur de froisser « l’allié iranien » ou « les forces déstabilisatrices » ont transformé ses déclarations creuses en simple encre sur du papier. Pire, elles ont mis l’honneur de notre État misérable en otage de calculs étroits qui ne servent qu’à la survie du régime militaire au pouvoir. La politique de l’autruche pratiquée aujourd’hui par le palais d’El-Mouradia ne nuit pas seulement à la crédibilité d’une présidence truquée ; elle porte un coup profond aux relations arabes-arabes elles-mêmes…

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