Terrorisme et black-out médiatique : La stratégie du sang des généraux pour la survie du régime

Terrorisme et black-out médiatique : La stratégie du sang des généraux pour la survie du régime

Alors qu’un silence de mort enveloppe les couloirs des institutions médiatiques officielles et que les communiqués laconiques se contentent de prôner la maîtrise et la stabilité, l’odeur de la poudre empeste la rue et les cris des affligés s’élèvent. Ce que le pays traverse aujourd’hui — une accélération des attentats terroristes doublée d’un black-out médiatique suspect — nous place face à des questions existentielles qui dépassent la recherche de celui qui a appuyé sur la gâchette pour atteindre celui qui a conçu le plan terroriste.
La première hypothèse, la plus circulée dans les cercles d’analyse stratégique indépendants, suggère que le jeu des intermédiaires pratiqué par les clans du pouvoir depuis des années a atteint sa fin inévitable. L’accueil de factions armées et l’offre de sanctuaires aux mercenaires et aux groupes séparatistes dans la profondeur africaine n’ont jamais été un chèque en blanc. Aujourd’hui, il semble que ces groupes, nourris par les calculs des généraux grabataires, aient décidé de changer les règles du jeu. La relation entre le parrain et le terroriste finit toujours par un affrontement sanglant dès lors que les intérêts divergent ou que les sources de financement se tarissent. Les explosions ciblant le cœur urbain de notre Algérie ne sont qu’un cri de vengeance de ces groupes envers leurs anciens employeurs ; la première et dernière victime reste le pauvre citoyen (le Zawali) qui paie le prix des aventures politiques stupides de généraux maléfiques.
La seconde hypothèse, plus sombre encore, avance que ce sang versé dans nos rues n’est qu’une tactique défensive désespérée. Avec le changement des rapports de force internationaux et l’émergence d’une main de fer américaine dirigée par Trump, promettant d’écraser le terrorisme et ses parrains, la « Bande » se retrouve acculée. Ici, les débris humains et les destructions deviennent des outils de maquillage politique. L’efféminé Tebboune et sa clique tentent de jouer le rôle de la victime avec une virtuosité dramatique devant la communauté internationale. L’objectif est clair : convaincre le monde, et Washington en particulier (surtout avec la visite de la délégation diplomatique américaine dans notre pays), que notre cher régime n’est pas le premier parrain du terrorisme en Afrique, mais un partenaire stratégique et une victime. C’est une idée diabolique : sacrifier des innocents pour laver une réputation entachée par des décennies de soutien aux mouvements séparatistes et de déstabilisation des pays voisins (Mali, Maroc, Tchad, Niger, Libye…).
L’absence de récit authentique et l’interdiction faite à la presse libre de rapporter la réalité catastrophique n’est pas qu’une mesure de sécurité, c’est un pilier du crime. Le black-out est le linceul dans lequel on enterre la vérité et le seul moyen d’empêcher que les fils ne remontent jusqu’aux fauteuils du Palais d’El Mouradia. Notre pays vit aujourd’hui dans un déni imposé par la force des armes, où l’on veut que le peuple vive dans une terreur permanente d’un ennemi inconnu, alors que l’ennemi réel pourrait être celui-là même qui prétend le protéger. Entre la thèse du retour de bâton et celle de la mise en scène sanglante, la seule vérité criante est que la patrie s’épuise et que les sièges du pouvoir sont désormais fixés par les clous des cercueils des citoyens. La question profonde reste suspendue : jusqu’à quand le sang algérien sera-t-il la seule monnaie échangée par les généraux du mal pour rester au pouvoir ?

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