Chute des prix du pétrole, sous l’effet d’un possible déblocage d’Ormuz: nouvelles informations sur le passage.

Chute des prix du pétrole, sous l’effet d’un possible déblocage d’Ormuz: nouvelles informations sur le passage.

Le 7 mai, les cours internationaux du pétrole ont chuté en cours de séance. Au moment de la publication, le WTI et le Brent (ICE) avaient tous deux perdu plus de 5 % à un moment donné, mais les baisses se sont depuis atténuées, reflétant un optimisme croissant du marché sur un possible accord USA-Iran pour débloquer le détroit d’Ormuz.

Les cours du Brent (livraison juillet) ont reculé de 2,82% à 98,41 dollars vers 09h40 GMT, tandis que le WTI (livraison juin) perdait 2,86% à 92,36 dollars. Cette baisse, qui a atteint plus de 5% en séance, s’explique par des avancées diplomatiques signalées par Washington, incluant des discussions positives évoquées par le président Trump. Les analystes d’ING notent que le marché anticipe une réouverture progressive d’Ormuz et une levée des restrictions sur les ports iraniens.

La marine iranienne des Gardiens de la Révolution a désigné deux voies navigables pour les navires, mais aucun passage n’est autorisé sans permission préalable. Malgré des signes d’apaisement (réunions pakistanaises pour préparer des négociations), Téhéran étudie toujours la proposition américaine et rejette les accusations de manipulation médiatique via Axios. Le trafic reste très limité depuis la fermeture en février, passant de 160 à 12 navires par jour en mars.

Trump s’est dit optimiste sur un accord incluant l’export d’uranium iranien vers les USA, tandis que l’Iran dénonce une stratégie de « reddition ». Des soupçons de délits d’initiés pèsent sur les marchés pétroliers, avec enquêtes de la CFTC sur des transactions avant annonces clés. Le Pakistan se prépare à héberger d’éventuelles signatures.

Le président américain Donald Trump a multiplié les signaux positifs mercredi, déclarant lors d’un échange à la Maison Blanche : « Nous avons eu de très bonnes discussions dans les dernières 24 heures et il est très possible que nous passions un accord. », tout en menaçant de nouveaux bombardements sinon, un discours oscillant entre espoir et fermeté. Du côté iranien, le principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf accuse Washington de chercher une « reddition » via une « nouvelle stratégie » pour briser la cohésion nationale, bien que la proposition américaine – incluant une réouverture d’Ormuz et des négociations nucléaires – soit toujours à l’étude, selon le porte-parole de la diplomatie de Téhéran. Le Pakistan joue un rôle pivot : des réunions à Islamabad et Rawalpindi le 7 mai préparent d’éventuelles négociations ou signatures d’accord la semaine suivante, avec mobilisation des forces de sécurité. Trump s’est également dit optimiste dans un entretien à PBS, évoquant un possible export d’uranium hautement enrichi iranien vers les USA.

Mais derrière ce soulagement apparent, les analystes restent extrêmement prudents. Malgré les replis récents, les cours du pétrole demeurent encore largement supérieurs aux niveaux observés un an plus tôt, preuve que la prime de risque géopolitique reste élevée.

Le marché pétrolier demeure suspendu à l’évolution des négociations entre Washington et Téhéran. Une réouverture réelle et durable d’Ormuz pourrait accélérer la normalisation des prix mondiaux.

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