L’Espérance de Tunis tranche dans le vif : Patrice Beaumelle poussé vers la sortie après un derby fatal
Le couperet est tombé à Tunis. Au lendemain d’un derby brûlant perdu face au Club Africain, la direction de Espérance Sportive de Tunis a décidé de mettre un terme à l’aventure de l’entraîneur français Patrice Beaumelle. Une décision brutale, mais révélatrice de l’immense pression qui règne au sein du géant tunisien après avoir laissé filer un titre de champion qui semblait encore accessible il y a quelques semaines.
La défaite dans le derby de la capitale a agi comme une véritable déflagration dans les coulisses du club sang et or. Ce revers a officiellement coûté le championnat à l’Espérance au profit du rival historique, plongeant supporters et dirigeants dans une profonde colère. Dans un communiqué publié lundi soir, le club a confirmé la fin des fonctions de Beaumelle, arrivé pourtant seulement en février dernier pour redresser une équipe en perte de stabilité.
Pour assurer la transition, la direction a confié les commandes à Christian Bracconi, directeur technique des catégories de jeunes, qui prendra l’équipe en main jusqu’à la fin de la saison. Une mission délicate alors que l’Espérance doit encore disputer deux rendez-vous cruciaux : un dernier match de championnat face à US Ben Guerdane, puis surtout la finale de la Coupe de Tunisie contre Étoile de Métlaoui.
Le passage de Patrice Beaumelle à Tunis restera celui d’une aventure inachevée. En treize rencontres, le technicien français aura enregistré six victoires, quatre matchs nuls et trois défaites. Un bilan jugé insuffisant pour un club habitué à dominer la scène nationale. Malgré un parcours honorable en Ligue des champions africaine, stoppé en demi-finale par Mamelodi Sundowns, Beaumelle n’a jamais réussi à convaincre totalement ni à instaurer une dynamique durable.
Cette nouvelle secousse illustre une fois encore l’extrême exigence qui entoure l’Espérance de Tunis, où chaque contre-performance peut provoquer un séisme. Le club joue désormais sa dernière carte avec la Coupe de Tunisie afin d’éviter une saison qui pourrait rapidement basculer dans une profonde crise sportive et institutionnelle.
