Para-powerlifting : l’Algérie loin derrière l’Égypte malgré 78 médailles
L’Algérie a terminé à la troisième place du Championnat d’Afrique Open de para-powerlifting, clôturé dimanche à la salle omnisports du complexe olympique Complexe olympique Miloud-Hadefi d’Oran, avec un total de 78 médailles : 20 en or, 35 en argent et 23 en bronze. Un bilan numériquement important, mais qui reste insuffisant pour concurrencer l’Égypte, largement dominante durant cette édition continentale.
La sélection égyptienne a terminé en tête avec 84 médailles, dont 47 titres africains, soit plus du double du total de médailles d’or remportées par l’Algérie. Le Nigeria a, de son côté, conservé la deuxième place grâce à 32 médailles d’or, malgré un total global inférieur à celui des Algériens.
Ce classement met en évidence une réalité souvent observée dans les compétitions continentales : le nombre total de médailles ne reflète pas toujours le niveau réel de domination sportive. Avec seulement 20 titres africains, l’Algérie reste à distance des grandes références africaines du para-powerlifting, notamment l’Égypte, qui continue d’imposer sa suprématie grâce à la régularité de ses performances et à son expérience internationale.
Lors de la dernière journée de compétition, les athlètes algériens ont ajouté une médaille d’argent à leur bilan lors de l’épreuve Open par équipes face à l’Irak. Une conclusion honorable pour une sélection nationale confrontée à une concurrence relevée, marquée par la présence de plusieurs champions paralympiques et mondiaux.
Au-delà des résultats continentaux, cette compétition organisée à Oran représentait surtout une étape importante dans la course au classement mondial. Les athlètes engagés avaient pour objectif d’accumuler des points en vue du Championnat du monde prévu en décembre prochain à Bahreïn, qui marquera également le début du processus qualificatif pour les Jeux paralympiques de Los Angeles 2028.
Organisée sur quatre jours par la World Para Powerlifting, en collaboration avec la Fédération algérienne handisport et sous l’égide du ministère des Sports, cette édition a réuni 151 athlètes représentant quinze pays africains, ainsi que plusieurs délégations asiatiques, dont l’Iran, l’Irak, Bahreïn et le Kazakhstan, en plus de la Grèce pour l’Europe.
Malgré l’avantage du terrain et un total conséquent de médailles, l’Algérie quitte donc cette édition avec un constat contrasté : une présence régulière sur les podiums, mais un écart encore important avec les nations qui dominent actuellement le para-powerlifting africain.
