La France entre alliance et justice : gaz, intérêts et hypocrisie internationale

La France entre alliance et justice : gaz, intérêts et hypocrisie internationale

Dans la cafétéria de la Cour internationale de justice de La Haye, on raconte que le café est servi en deux saveurs : la saveur du droit international pour les peuples naïfs, et celle des intérêts pétroliers pour les puissances influentes. On nous a toujours dit à l’école que la justice est une femme aux yeux bandés, tenant une balance et une épée. Mais il semble que le bandeau n’était pas là pour cacher son identité, mais pour qu’elle ne voie pas le montant des sommes que les généraux dépensent dans leurs affaires perdues…

Récemment, le monde a découvert (ou a fait semblant de découvrir) que l’architecture de certaines de ces juridictions n’a rien à voir ni avec la Rome antique ni avec les législations de Hammourabi, mais ressemble plutôt à un centre commercial de services judiciaires à la carte. La bande des généraux, sous la direction du « transgenre » Abdelmadjid Tebboune, est considérée comme un client fidèle dans les coulisses des juridictions internationales. Cette bande étend son contrôle sur les champs de gaz répartis sur nos terres, ainsi que sur les énormes budgets de la République. Elle nourrit aussi une hypersensibilité et des complexes chroniques envers les opposants et les militants honnêtes qui risquent leur vie pour dire une parole de vérité face à un dirigeant tyrannique et injuste.

Le service demandé à la Cour internationale de justice consiste à fabriquer des décisions judiciaires sur mesure, ou du moins à acheter un silence international total face à la politique de musellement et d’écrasement des libertés en Algérie, tandis qu’on agite la « légalité internationale » et qu’on chante les droits de l’homme dans les forums mondiaux.

Le mode de paiement est très simple : en espèces via des comptes bancaires internationaux, ou par des biens immobiliers luxueux à Paris, ou encore par des cargaisons de gaz gratuites pendant les hivers européens glacials. Ainsi, lorsque la justice française poursuit un juge d’un poids équivalent à celui d’un ancien président de la Cour internationale de justice, un compatriote nommé Mohamed Bedjaoui, pour des accusations lourdes comme le blanchiment d’argent estimé à 135 millions d’euros, nous ne parlons plus d’un simple vol de pain pour calmer la faim ou d’une banane pour éviter une hypoglycémie.

Ce montant n’est pas seulement du blanchiment : c’est un véritable Rallye Dakar des paradis fiscaux. L’ironie amère est que ces généraux et dirigeants, experts en ingénierie des relations douteuses, croient que l’immunité dure éternellement. Puis, soudain, lorsque les intérêts changent ou que soufflent de nouveaux vents politiques, la France, hier alliée, devient un juge sévère brandissant des mandats d’arrêt internationaux contre nos juges corrompus, comme pour leur rappeler brusquement leur vraie dimension.

Et la France semble dire : nous aimons votre gaz, mais nous aimons aussi le droit… surtout lorsque votre utilité touche à sa fin.

Pendant que les juridictions internationales s’occupent de rendre des « avis juridiques », et que la capitale et ses chiens de garde traquent les opposants à l’étranger et emprisonnent ceux de l’intérieur, le simple citoyen reste le seul spectateur de ce spectacle absurde — celui qui paie le prix du billet avec son argent, sa force et sa liberté.

Il semble ainsi que la balance tenue par la justice internationale ne sert plus à peser le bien et le mal, mais à peser des lingots d’or et des contrats énergétiques.

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