Coupe du monde 2026 : La Tunisie quitte le Mondial par la petite porte après une campagne catastrophique

Coupe du monde 2026 : La Tunisie quitte le Mondial par la petite porte après une campagne catastrophique

La campagne mondiale de la Tunisie s’achève sur une nouvelle déception. Battus 3-1 par les Pays-Bas au Kansas City Stadium, les Aigles de Carthage quittent la Coupe du monde 2026 avec un bilan très lourd : trois défaites en trois rencontres, aucun point récolté, seulement deux buts inscrits et douze encaissés.

Le dernier match face aux Pays-Bas a résumé les difficultés tunisiennes durant tout le tournoi. Déjà éliminés avant le coup d’envoi, les hommes d’Hervé Renard n’ont jamais réellement réussi à rivaliser. Après une défaite sévère contre la Suède (1-5) et une lourde correction face au Japon (0-4), la rencontre de Kansas City devait permettre de sauver l’honneur. Mais dès les premières minutes, un but contre son camp d’Ellyes Skhiri puis une réalisation de Brian Brobbey ont rapidement brisé les derniers espoirs.

Le changement sur le banc n’aura finalement rien changé. Le départ précipité de Sabri Lamouchi après la première rencontre, une décision exceptionnelle en pleine Coupe du monde, puis l’arrivée d’Hervé Renard n’ont pas permis de provoquer le choc attendu. Le technicien français, réputé pour ses exploits sur le continent africain, s’est retrouvé face à une mission presque impossible.

« Il n’y a pas de magicien dans le football », avait prévenu Renard à son arrivée. Une phrase qui a pris tout son sens : malgré son expérience et sa capacité à mobiliser ses équipes dans les moments difficiles, il n’a pas réussi à transformer une équipe en perte de confiance.

Au-delà des résultats sportifs, cette élimination soulève de nombreuses interrogations sur l’état du football tunisien. Les critiques se multiplient autour de la gouvernance, de la préparation de la sélection et de la capacité du pays à convaincre ses talents binationaux de représenter les Aigles de Carthage. Le parcours de Yasin Ayari, Suédois d’origine tunisienne, auteur d’un doublé durant le tournoi, illustre notamment la difficulté de la Tunisie à attirer et développer ses meilleurs profils.

Les déclarations d’Hannibal Mejbri avant le Mondial avaient déjà alerté sur les problèmes structurels : « On rêve beaucoup, on ne travaille pas assez, on a pris beaucoup de retard ». Une analyse sévère qui résonne après cette élimination sans appel.

Désormais, la Tunisie doit rapidement tourner la page et reconstruire. Le prochain objectif sera la qualification pour la CAN 2027, dans un groupe comprenant le Botswana, l’Ouganda et la Libye. Sur le papier, une mission largement à la portée d’un ancien champion d’Afrique. Mais après cette Coupe du monde désastreuse, la véritable question n’est plus seulement de se qualifier : elle est de savoir quel avenir la Tunisie veut donner à son football.

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