Mali : plus de 50 soldats tués et 24 capturés dans une embuscade meurtrière au nord du pays

Mali : plus de 50 soldats tués et 24 capturés dans une embuscade meurtrière au nord du pays

L’armée malienne a subi l’un de ses plus lourds revers depuis le début de la crise sécuritaire en 2012. Plus de 50 soldats ont été tués et au moins 24 autres faits prisonniers lors d’une embuscade tendue samedi 18 juillet dans le nord du Mali par une coalition de combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA) et du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.

L’attaque s’est produite alors qu’un convoi militaire quittait Anéfis en direction de Gao, après plusieurs semaines de combats pour le contrôle de cette ville stratégique. Selon un élu local proche des autorités militaires, le bilan provisoire est « très lourd », avec plus de 50 militaires tués et au moins 24 capturés. Une autre source proche du pouvoir évoque toutefois un bilan inférieur de 18 morts, illustrant les incertitudes qui entourent encore cette attaque.

Une source au sein de l’armée malienne a indiqué que plusieurs militaires auraient été sommairement exécutés après avoir été capturés. Les autorités militaires ont ouvert une enquête afin de comprendre les failles tactiques ayant permis aux assaillants de tendre cette embuscade.

« C’est un bilan lourd. Certains de nos hommes ont été purement exécutés. Nous cherchons à comprendre ce qui a rendu notre convoi aussi vulnérable », a déclaré cette source.

De son côté, l’épouse d’un soldat tué a appelé le gouvernement à faire preuve de transparence : « Mon mari a été tué dans les combats. Il faut que le gouvernement nous dise la vérité. Il y a trop de morts. »

Les éléments russes d’Africa Corps, qui accompagnent les forces maliennes depuis le retrait du groupe Wagner, n’ont subi aucune perte. Selon plusieurs sources locales, les paramilitaires russes étaient arrivés à Gao avant l’attaque.

Des responsables locaux évoquent un problème de coordination entre les forces maliennes et leurs alliés russes, ces derniers ayant précédé le convoi attaqué.

Le JNIM et le FLA ont revendiqué l’opération. Dans un communiqué, l’armée malienne s’est contentée de reconnaître que son convoi était « tombé dans une embuscade tendue par des groupes armés terroristes », sans publier de bilan officiel.

Début juillet, le JNIM et le FLA avaient déjà lancé une offensive coordonnée contre Anéfis, prenant temporairement le contrôle de la ville et assiégeant le camp militaire défendu par les Forces armées maliennes et Africa Corps. L’armée avait annoncé avoir repris la localité le 10 juillet.

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