La crise des joueurs sans club frappe les internationaux algériens
Le marché des transferts estival ne sourit pas à tout le monde. Alors que les grands championnats européens ont repris leur préparation et que les effectifs prennent progressivement forme, plusieurs internationaux algériens se retrouvent dans une situation particulièrement délicate : sans club, sans préparation collective et avec un avenir de plus en plus incertain.
Longtemps considérée comme l’une des générations les plus talentueuses de l’histoire du football algérien, cette vague de joueurs voit aujourd’hui plusieurs de ses figures emblématiques confrontées à une réalité difficile. Entre exigences salariales élevées, blessures, baisse de rendement ou manque de projets sportifs convaincants, le nombre d’internationaux toujours libres de tout contrat ne cesse d’augmenter.
Parmi les cas les plus marquants figure Riyad Mahrez. Malgré son immense palmarès et son statut de légende du football algérien, l’ancien capitaine des Verts se retrouve lui aussi sans point de chute. Certes, sa retraite internationale après la Coupe du monde 2026 réduit la pression liée à la sélection, mais rester éloigné des terrains pendant une longue période pourrait considérablement diminuer sa valeur sur le marché et compliquer les derniers chapitres de sa carrière.
La situation est tout aussi préoccupante pour Adam Ounas, dont le talent n’a jamais été remis en question, mais dont les blessures répétées ont freiné l’évolution. À 29 ans, l’ailier algérien reste capable d’apporter beaucoup à un club ambitieux, à condition de retrouver rapidement une structure lui permettant de renouer avec une préparation complète.
Même constat pour Yacine Benzia, auteur de prestations convaincantes ces dernières saisons, ou encore pour Abdelkader Bedrane, dont l’expérience pourrait séduire plusieurs équipes, mais qui demeure toujours dans l’attente d’un projet sportif solide. Plus le temps passe, plus ces joueurs risquent d’accuser un retard physique important face à des concurrents déjà pleinement engagés dans leur préparation.
Au-delà de ces cas, plusieurs autres internationaux ou anciens internationaux vivent la même incertitude. Rachid Ghezzal, Andy Delort, Ishak Belfodil, Mehdi Zeffane, Oussama Darfalou ou encore Karim Aribi peinent également à trouver un nouveau point de chute.
Pour ces joueurs expérimentés, chaque semaine sans entraînement collectif réduit les opportunités d’intégrer un projet ambitieux, notamment dans les championnats européens ou dans les ligues du Golfe, traditionnellement très actives durant l’été.
Cette attente prolongée pourrait contraindre certains à revoir leurs ambitions. Un retour en Ligue 1 algérienne, autrefois considéré comme une solution de dernier recours, apparaît désormais comme une option crédible pour retrouver du temps de jeu, de la visibilité et relancer une carrière en perte de vitesse.
