Alors que le monde se rue sur les véhicules hypersoniques, l’Algérie fabrique des véhicules d’hyper-rire

Alors que le monde se rue sur les véhicules hypersoniques, l’Algérie fabrique des véhicules d’hyper-rire

Dans une scène qui dépasse les limites du surréalisme et les confins de la comédie noire, les médias officiels de la bande de voleurs et d’assassins surgissent avec des clameurs et une fanfare gouvernementale, annonçant une percée scientifique sans précédent dans l’histoire mondiale de l’ingénierie et de la mécanique, et plus précisément dans la République des étrangetés et des merveilles, oui, notre République enviée, l’Algérie verte…

Alors que les grandes puissances se disputent des missiles hyper-rapides et la conquête des dimensions de l’espace, l’imagination officielle des pontes de la junte des généraux accouche d’une merveille locale : une voiture factice qui, paraît-il, dépasse la vitesse du son, tandis que les observations de la réalité indiquent qu’elle peine grandement à rivaliser avec une tortue égarée sur l’autoroute entre Oran et Alger. Cette mise en scène artificielle ne reflète que l’ampleur du fossé béant entre la propagande imaginaire et la misérable réalité vécue par le zouali. Tandis que les médias de la cacophonie chantent les louanges de cet accomplissement chimérique et tissent autour de lui de fausses prouesses, cette voiture délabrée semble tout droit sortie des musées de France et dater du Moyen Âge. Elle cahote avec une fierté artificielle, sa vitesse ne dépassant pas celle d’une bicyclette classique. Le pire, c’est que ce clinquant trompeur survient à un moment où les normes fondamentales de sécurité routière pour la vie des citoyens innocents sont inexistantes, et où les bus de la mort continuent de faucher des vies quotidiennement, sans solutions radicales, en raison de la vétusté de la flotte de transport terrestre et de la corruption généralisée du secteur et du gouvernement.

Oui, c’est une contradiction flagrante entre une propagande qui fabrique des gloires de papier et de fausses victoires, et une réalité de terrain qui sombre dans les crises et l’abandon, où des centaines de citoyens périssent à cause de l’indifférence et du mépris pour les vies de ce peuple lésé. Il reste à dire que la seule vitesse que cette expérience a réussi à atteindre est celle de transformer la scène en une épopée satirique, où le vacarme médiatique se dissipe pour révéler une politique militaire qui continue de commercialiser l’illusion, les drogues et les sédatifs auprès des citoyens, tandis que la rue continue de payer le prix des démonstrations creuses et des folies de l’efféminé Tebboune et de sa clique corrompue qui ne sert à rien.

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