Les prix du pétrole augmentent en l’absence de progrès sur la réouverture du détroit d’Ormuz.

Les prix du pétrole augmentent en l’absence de progrès sur la réouverture du détroit d’Ormuz.

Les tensions au Moyen-Orient continuent de peser lourdement sur les marchés mondiaux. L’absence de progrès concret sur la réouverture du détroit d’Ormuz, combinée au refus de l’Iran de reprendre les négociations avec les États-Unis, alimente une nouvelle remontée des cours du pétrole. Alors que les investisseurs espéraient encore récemment une sortie progressive de la crise, les dernières déclarations de Téhéran ont ravivé les inquiétudes sur la durée de la perturbation du trafic maritime dans cette zone stratégique.

Les cours mondiaux du pétrole ont ainsi progressé lundi après que l’Iran a posé de nouvelles conditions à la réouverture de cette voie maritime stratégique. Téhéran exige notamment que les États-Unis lèvent les sanctions qui frappent son économie et versent des réparations pour les dommages causés par la guerre avant d’autoriser une reprise normale du trafic maritime.

Selon l’agence Reuters, citant un rapport publié lundi 10 août, le Brent pour livraison en octobre progressait de 1,09 %, à 84,46 dollars le baril. Le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine pour livraison en septembre, gagnait de son côté 0,84 %, à 78,84 dollars.

Cette nouvelle progression intervient alors que les marchés restent particulièrement sensibles aux déclarations provenant de Téhéran et de Washington. Le moindre signe d’apaisement fait espérer une reprise des flux énergétiques et peut entraîner un reflux des prix, tandis que tout durcissement du bras de fer ravive immédiatement les craintes d’une perturbation prolongée de l’approvisionnement mondial.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré dimanche que le passage maritime resterait fermé tant que Washington n’aurait pas satisfait une série de conditions posées par Téhéran. Parmi celles-ci figurent notamment l’allègement des sanctions américaines et le versement de réparations de guerre.

Le chef de la diplomatie iranienne a également affirmé que Téhéran n’était actuellement engagé dans aucune négociation directe avec les États-Unis, contrairement aux déclarations de Washington selon lesquelles un accord serait proche.

Alors que les États-Unis laissent entendre qu’une issue diplomatique pourrait être trouvée prochainement, l’Iran affirme que les conditions nécessaires à une reprise normale du trafic ne sont pas encore réunies.

Le cabinet d’analyse Westpac résume cette situation en estimant que « le détroit d’Ormuz reste essentiellement fermé », soulignant ainsi l’écart entre les espoirs affichés sur le plan diplomatique et la réalité du trafic maritime.

Malgré la progression du pétrole, les marchés financiers ne basculent pas pour autant dans la panique. Les principales Bourses mondiales restent proches de leurs niveaux records, soutenues notamment par le regain d’intérêt pour les valeurs technologiques et les perspectives liées à l’intelligence artificielle.

Cette résistance traduit la conviction d’une partie des investisseurs que la crise finira par connaître une issue diplomatique. Mais elle reste toutefois étroitement conditionnée par les prochaines décisions de Washington et de Téhéran.

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