L’Algérien mange les ordures, boit les eaux usées, et le Président Tebboune lui rétorque qu’il est envié pour sa vie

L’Algérien mange les ordures, boit les eaux usées, et le Président Tebboune lui rétorque qu’il est envié pour sa vie

Parmi les phénomènes étranges et singuliers qui mériteraient des volumes entiers dans les revues de sociologie et de sciences politiques, on trouve notre pays qui regorge de richesses souterraines et de l’énergie impétueuse de sa jeunesse, mais qui choisit avec un soin méticuleux de redéfinir le concept d’infrastructure. Dans la mentalité de la clique militaire exceptionnelle, les nations développées ne se mesurent pas au nombre d’hôpitaux qui soignent les blessures, ni aux écoles qui éclairent les esprits, ni aux usines qui protègent le pays des crises mondiales. Elles se mesurent plutôt à l’abondance des prisons et des centres de détention, à la diversité des boîtes de nuit et des maisons closes légales et bon marché, avec la prolifération des monticules écologiques de détritus et d’ordures qui ornent les trottoirs. C’est un modèle unique de bien-être d’un autre genre, une prospérité qui pousse le simple citoyen à remercier Dieu chaque jour de pouvoir encore respirer gratuitement, même si l’air est rempli de l’odeur des poubelles et imprégné des effluves des chats et des chiens errants qui partagent sa citoyenneté et son destin funeste.

Si nous tentons d’analyser cette scène bizarre avec les yeux de la sagesse officielle, nous découvrirons qu’il existe une vision stratégique profonde, exécutée par ce Tebboune dépravé avec une précision et une stupidité délibérée. Pourquoi construire des écoles et des hôpitaux quand nous pouvons investir dans les institutions de divertissement et de « prise en charge » carcérale ? L’investissement dans les maisons closes légales, la construction de boîtes de nuit, tout en fournissant des centres de détention carcéraux, garantit, selon la sagesse de ce Tebboune aux mœurs douteuses, un logement alternatif à tous les citoyens, de manière si stricte que chaque citoyen se verra bientôt attribuer une cellule privée qui lui épargnera la peine de chercher un logement décent. Quant à parler de nourriture, d’eau, de médicaments et d’électricité, ce ne sont pas de simples besoins fondamentaux, mais des secrets d’État supérieurs, enveloppés de mystère et élevés au rang de tabous sacrés. Les aborder et les discuter n’est pas une simple exigence légitime, mais une liberté excessive qui pourrait être interprétée comme une sorte de divulgation des secrets sacrés des généraux ! La réponse percutante à toute personne s’interrogeant sur la faim, la soif, la nudité, l’accumulation des déchets et des saletés, réside en une phrase magique : « Nous sommes enviés par tous et nos voisins nous guettent et ne nous veulent aucun bien. » C’est ainsi que les problèmes de services et de développement sont résolus par une rumeur éculée : les ordures dans les rues ne sont qu’une amulette pour conjurer le mauvais œil, et la soif, la faim et la consommation d’eaux usées ne sont qu’une tactique stratégique pour déjouer les plans et les embuscades des ennemis. Atteindre le stade de la coexistence en se nourrissant des dépouilles de rats, de chiens et de chats, en buvant les eaux d’égout et en s’habituant à la putréfaction, aux ténèbres et à la crasse, exige des degrés élevés de belle patience et de plus belle soumission. Mais la question qui s’impose au milieu de ces ordures et de cet absurde est la suivante : jusqu’à quand les doses d’envie supposées et les secrets d’État sacrés pourront-ils rassasier les ventres affamés du peuple démuni, ou soigner leurs corps émaciés, épuisés par la faim, la maladie et les fausses promesses ?

Partager :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *