L’Ombre de Ghali Belkecir : Pourquoi le Régime de Tebboune Reste Impuissant Face au Général Fugitif
L’impunité dont bénéficie l’ancien commandant de la Gendarmerie nationale, le général Ghali Belkecir, suscite de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique. Alors que plusieurs hauts gradés de l’ère Bouteflika ont été traduits en justice, le cas de Ghali Belkecir, actuellement en fuite à l’étranger, demeure un mystère politique. Selon les révélations diffusées par des cercles d’opposition, notamment par le cyber-activiste Amir Dz, cette inaction apparente cacherait un chantage d’État lié à des dossiers hautement sensibles impliquant directement la famille du président Abdelmadjid Tebboune.
Au cœur de cette immunité de fait se trouverait le contrôle qu’exerce l’ex-chef de la Gendarmerie sur les archives des enquêtes les plus explosives de la dernière décennie. Ghali Belkecir détiendrait des preuves matérielles, notamment des enregistrements vidéo et des documents d’instruction, liant le fils du président, Khaled Tebboune, ainsi que la première dame, Bella Zohra, aux réseaux de Kamel Chikhi, dit « Kamel le Boucher », le principal accusé dans le scandale des 701 kg de cocaïne saisis à Oran en 2018. Ces éléments constitueraient une arme de dissuasion massive contre toute tentative de rapatriement ou de poursuite judiciaire à son encontre.
Au-delà des affaires de trafic de stupéfiants, le chantage présumé s’étend aux anciennes fonctions d’Abdelmadjid Tebboune lorsqu’il dirigeait le ministère de l’Habitat. Les archives emportées par le général en fuite contiendraient des preuves de malversations financières, d’octroi illégal de logements et de favoritisme flagrant. Les rapports évoquent l’attribution de biens immobiliers de l’État à des intermédiaires et à des réseaux d’influence en échange de faveurs privées, compromettant gravement l’image de probité que le pouvoir actuel tente de projeter.
Cette situation place la présidence dans une impasse stratégique. Poursuivre activement le général Belksir risquerait de déclencher une vague de déballages médiatiques destructeurs pour le sommet de l’État. Pour l’opposition, ce statu quo démontre que la lutte anti-corruption proclamée par le régime s’arrête là où commencent les intérêts et les secrets des clans du pouvoir. Les observateurs s’attendent à ce que de nouvelles pièces de ce puzzle compromettant soient diffusées prochainement, maintenant une pression constante sur l’exécutif.
