CS Constantine : Arama accable les joueurs et défend le limogeage de Kebaier

CS Constantine : Arama accable les joueurs et défend le limogeage de Kebaier

La lourde défaite concédée à domicile face à la JS El Biar (4-2) a précipité la rupture entre le CS Constantine et son entraîneur tunisien, Mondher Kebaier. Au lendemain de ce revers retentissant, le directeur sportif Tarek Arama est sorti de son silence pour justifier le départ du technicien, dénoncer le manque d’engagement des joueurs et tenter d’apaiser la colère des supporters des Sanafir.

Le divorce avec Mondher Kebaier ne s’est pas conclu dans la sérénité espérée par la direction constantinoise. Selon Tarek Arama, les discussions engagées pour parvenir à une séparation à l’amiable ont duré près de cinq heures, sans permettre aux deux parties de trouver un accord. « Nous avons passé près de cinq heures en discussions avec Mondher Kebaier, mais nous n’avons abouti à aucun résultat. L’entraîneur a refusé la résiliation à l’amiable, nous avons donc appliqué les clauses du contrat », a expliqué le dirigeant, revenant sur les circonstances du départ du technicien tunisien.

Malgré cette rupture tendue, Arama a tenu à reconnaître les qualités de l’ancien entraîneur du CSC. « Mondher Kebaier reste un grand entraîneur qui possède une très grande expérience », a-t-il déclaré. Un hommage qui ne change rien à la décision de la direction, déterminée à tourner la page après une défaite qui a accentué les interrogations autour des performances de l’équipe.

Mais pour le directeur sportif, le changement d’entraîneur ne saurait suffire à expliquer, ni à résoudre, les difficultés du club. L’attitude des joueurs est également dans son viseur. Arama a vivement critiqué le manque de caractère affiché sur le terrain, regrettant de voir une équipe incapable de répondre aux attentes de son public. « Il y a de grands points d’interrogation dans l’équipe, surtout quand on voit les joueurs évoluer sans âme et sans aucune ferveur », a-t-il lancé.

Le constat est sévère. En s’attaquant directement à l’engagement de l’effectif, le responsable constantinois laisse entendre que les difficultés du CSC dépassent les seules décisions prises sur le banc. Il refuse toutefois de faire porter l’ensemble de la responsabilité à un seul acteur. « Les joueurs ont une responsabilité, le staff technique a une responsabilité, et l’administration aussi. Nous sommes tous dans le même bateau », a-t-il insisté.

Arama a également évoqué les difficultés rencontrées lors du recrutement, notamment pour attirer les meilleurs éléments du championnat national. « Les joueurs de catégorie A préfèrent généralement être transférés vers les équipes de la capitale et n’aiment pas venir chez nous », a-t-il reconnu. Une explication qui met en évidence les obstacles auxquels le CSC estime être confronté sur le marché des transferts, sans pour autant effacer les exigences de résultats qui pèsent sur le club.

Face à la colère des Sanafir, la direction tente désormais de gagner du temps et d’éviter que la crise ne s’envenime. La défaite contre la JS El Biar a provoqué une vive déception, mais Arama appelle les supporters à ne pas condamner prématurément la saison. « Je comprends la colère des fans, mais les supporters doivent savoir que nous n’avons disputé que six matchs seulement et qu’il en reste encore 24. La saison est encore longue », a-t-il rappelé.

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