FIFA : David Beckham, l’option de l’Europe pour tenter de déloger Infantino
L’Europe cherche un candidat capable de contester la présidence de Gianni Infantino à la FIFA. Dans cette quête, le nom de David Beckham prend de l’importance. Selon plusieurs informations de presse, des responsables de l’UEFA et de la Fédération allemande de football (DFB) envisagent la possibilité de miser sur l’ancien international anglais pour porter une candidature alternative lors des élections prévues en 2027. Mais rien n’indique, à ce stade, que l’intéressé ait décidé de se lancer dans la course.
Le débat s’est intensifié après la réunion du Conseil de la FIFA du 15 octobre, au cours de laquelle plusieurs questions soulevées par les représentants européens, notamment sur les droits commerciaux et les droits de diffusion télévisée, n’auraient pas obtenu de réponses directes de Gianni Infantino. Cet épisode a renforcé les divergences entre une partie des dirigeants européens et le président de l’instance mondiale, dont ils souhaitent voir émerger un concurrent.
Le président de la DFB, Bernd Neuendorf, a exprimé publiquement sa volonté de voir une autre personnalité prendre les commandes de la FIFA. « Nous souhaitons toujours voir quelqu’un d’autre à la tête de la FIFA. Cela implique, bien sûr, de proposer un candidat potentiel », a-t-il déclaré à Sky Sport. Le dirigeant allemand a également insisté sur la nécessité de restaurer la crédibilité de l’organisation et de placer l’intégrité au cœur de sa gouvernance.
À 51 ans, David Beckham dispose d’un capital de notoriété qui dépasse largement le cadre du football. Ancien joueur de Manchester United et du Real Madrid, l’ex-capitaine de l’équipe d’Angleterre a progressivement investi dans les affaires et la gestion sportive. Il est notamment copropriétaire de l’Inter Miami, franchise de Major League Soccer (MLS), dont le recrutement de Lionel Messi en 2023 a considérablement renforcé l’exposition internationale.
Son influence médiatique, ses ressources financières et son réseau de relations constituent des arguments pour les responsables qui envisagent son nom. Sa présence dans le football nord-américain pourrait également faciliter les rapprochements avec les fédérations de la CONCACAF, qui regroupe les pays d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes.
Pour les partisans d’une candidature concurrente, l’enjeu serait de dépasser les divisions européennes et de constituer une coalition internationale suffisamment large pour contester le réseau de soutiens dont bénéficie Infantino, notamment en Afrique et en Asie. Une telle stratégie nécessiterait toutefois des négociations approfondies avec les fédérations de plusieurs continents.
