Présidentielle française 2027 : Marine Le Pen en tête, Philippe, Glucksmann et Mélenchon au coude-à-coude
À six mois du premier tour de l’élection présidentielle française, Marine Le Pen domine les intentions de vote, tandis qu’Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon se disputent la deuxième place. Selon un sondage Elabe réalisé pour BFMTV et La Tribune Dimanche, la candidate du Rassemblement national devancerait également ses trois concurrents dans les différentes hypothèses de second tour testées.
Marine Le Pen recueillerait entre 31 % et 33,5 % des intentions de vote au premier tour, selon les configurations étudiées par Elabe. L’enquête, réalisée en ligne du 14 au 16 octobre 2026 auprès de 1 701 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, confirme l’écart qui la sépare de ses poursuivants. La candidate du Rassemblement national enregistre toutefois un léger recul par rapport à la fin du mois d’août, de l’ordre de 1 à 1,5 point.
Derrière elle, la bataille pour la deuxième place se joue entre trois personnalités aux trajectoires différentes. Édouard Philippe conserve une avance limitée, avec entre 15,5 % et 16,5 % des intentions de vote. Raphaël Glucksmann, récemment désigné candidat de la gauche sociale-démocrate à l’issue de sa primaire, progresse de 2,5 à 4 points et atteint une fourchette comprise entre 15 % et 16,5 %. Jean-Luc Mélenchon recueillerait, pour sa part, entre 15 % et 16 %, en hausse de 1 à 2 points.
Ces résultats dessinent une compétition particulièrement serrée entre les trois prétendants à la deuxième place. La progression de Raphaël Glucksmann intervient dans le sillage de sa victoire à la primaire, tandis que Jean-Luc Mélenchon renforce sa position après des enquêtes antérieures qui le plaçaient en situation de se qualifier pour le second tour. Édouard Philippe, lui, conserve un socle électoral légèrement supérieur dans les configurations testées, sans parvenir à creuser un écart significatif.
Le sondage fait également apparaître un recul de Gabriel Attal, crédité de 9,5 % à 10,5 % des intentions de vote, soit une baisse de 1,5 point. L’ancien Premier ministre se retrouve ainsi à environ six points d’Édouard Philippe, son concurrent au sein du bloc central. À droite, Bruno Retailleau recueillerait entre 6,5 % et 9,5 % des suffrages exprimés dans les différentes hypothèses étudiées.
Au-delà des rapports de force du premier tour, l’enquête teste plusieurs configurations pour le second. Marine Le Pen recueillerait 52,5 % des voix face à Édouard Philippe, contre 47,5 % pour l’ancien Premier ministre. Face à Raphaël Glucksmann, elle obtiendrait 53,5 %, contre 46,5 % pour le candidat de la gauche sociale-démocrate. L’écart serait nettement plus important face à Jean-Luc Mélenchon, crédité de 31 %, contre 69 % pour la candidate du RN.
Ces projections restent cependant tributaires des hypothèses retenues et ne préjugent pas du résultat final. Le sondage souligne d’ailleurs l’instabilité des choix électoraux : dans certaines configurations, 46 % des personnes ayant exprimé une intention de vote déclarent pouvoir encore changer d’avis d’ici à l’élection. La campagne, les programmes, les alliances et les événements politiques à venir pourraient donc modifier les équilibres.
Réalisée selon la méthode des quotas, l’enquête présente une marge d’erreur comprise entre 1,2 et 2,8 points, selon les résultats considérés. Dans un scrutin encore éloigné de plusieurs mois, les écarts limités entre Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon doivent ainsi être interprétés avec prudence.
À ce stade, le sondage met en évidence deux données distinctes : l’avance de Marine Le Pen au premier tour et l’incertitude persistante autour de la deuxième place. Si les intentions de vote placent la candidate du RN en tête dans toutes les configurations étudiées, la composition du second tour reste dépendante d’une compétition serrée entre trois candidats dont les scores se chevauchent largement.
