Décision ferme du gouvernement gabonais après l’élimination des Panthères à la CAN 2025

Décision ferme du gouvernement gabonais après l’élimination des Panthères à la CAN 2025

Le gouvernement gabonais a réagi avec une fermeté rarement observée à l’élimination précoce et humiliante de l’équipe nationale de football lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, organisée au Maroc. Sorties dès la phase de groupes après trois défaites consécutives, les Panthères du Gabon ont vu leur échec sportif se transformer en crise institutionnelle majeure, débouchant sur des sanctions immédiates et radicales annoncées par les autorités.

Dans une déclaration solennelle diffusée à la télévision nationale le 31 décembre 2025, quelques heures après la défaite renversante face à la Côte d’Ivoire (2-3), le ministre par intérim des Sports, le Dr Simplice-Désiré Mamboula, a officialisé une série de mesures d’une rare sévérité. Il a ainsi annoncé la dissolution pure et simple du staff technique, la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre, ainsi que la mise à l’écart de deux figures emblématiques de la sélection : Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga. Une décision justifiée, selon ses termes, par une « prestation déshonorante » incompatible avec les ambitions et l’image du pays.

Cette réaction intervient à l’issue d’un parcours catastrophique en phase de groupes. Battu d’entrée par le Cameroun (0-1), le Gabon s’est ensuite incliné face au Mozambique (2-3) avant de sombrer définitivement contre la Côte d’Ivoire, malgré une avance de deux buts à la pause. Avec zéro point au compteur et une dernière place dans le groupe F, la sélection gabonaise a livré l’une des performances les plus décevantes de son histoire récente, provoquant l’indignation des autorités et une profonde désillusion populaire.

Le président de la Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, avait d’ailleurs exprimé sa préoccupation dès le 29 décembre 2025 lors d’un Conseil des ministres. Il y avait dénoncé une gouvernance défaillante du football national, marquée par « l’absence de méthode » et « la dispersion des ressources », estimant que cet échec dépassait le cadre sportif et portait atteinte à « une part de l’identité nationale ».

Pierre-Emerick Aubameyang, capitaine historique et meilleur buteur de la sélection, ainsi que Bruno Ecuele Manga, recordman de sélections, se retrouvent au cœur de la tempête. Âgé de 36 ans, Aubameyang avait quitté prématurément le rassemblement avant le dernier match, invoquant des raisons médicales et des obligations liées à son club, l’Olympique de Marseille. Pris pour cible par la décision gouvernementale, il a réagi sur les réseaux sociaux en soulignant que « les problèmes de l’équipe sont bien plus profonds » que sa seule personne, laissant transparaître un malaise structurel ancien.

Cette intervention directe de l’État dans les affaires du football, inhabituelle à l’ère moderne en raison des règles strictes de la FIFA contre toute ingérence politique, marque néanmoins un tournant majeur. Elle traduit la volonté affichée des autorités de provoquer une refondation en profondeur du football gabonais, en appelant la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) à assumer pleinement ses responsabilités et à engager sans délai des réformes structurelles.

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