Éthiopie : 22 migrants tués dans un camion renversé sur la route vers Djibouti
Addis-Abeba, 8 janvier 2026 – Addis-Abeba, 8 janvier 2026 – Une catastrophe d’une ampleur exceptionnelle a endeuillé la migration éthiopienne. Au moins 22 personnes ont péri et 65 autres ont été blessées – dont de nombreux cas graves – lorsque le camion surchargé qui les transportait s’est retourné, mardi 6 janvier, à Semera, dans la région septentrionale de l’Afar.
D’après les autorités régionales, le véhicule convoyait environ 85 migrants, majoritairement des jeunes Éthiopiens portés par le rêve d’une vie meilleure. La plupart avaient été abusés par des réseaux de passeurs clandestins qui leur avaient vanté un voyage sans risque vers les monarchies du Golfe. « Ces itinéraires restent hautement dangereux, pourtant la précarité et l’absence d’opportunités contraignent annuellement des milliers de jeunes à les emprunter, au prix de leur vie », a témoigné un haut responsable régional.
Les secours ont été déployés sans délai, et les blessés évacués vers l’hôpital de référence de Doubtee. Les autorités ont adressé leurs sincères condoléances aux familles endeuillées et réitéré leurs avertissements contre les trafiquants d’êtres humains, insistant sur l’impératif de campagnes de sensibilisation auprès des populations les plus vulnérables.
D’après l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 890 décès et disparitions ont été recensés sur cette route entre janvier et septembre 2025, soit plus du double des 421 enregistrés sur la même période en 2024. Naufrages en mer Rouge, accidents de véhicules surchargés ou vétustes : les menaces sont constantes et souvent fatales.
Derrière ces nombres se dissimulent des tragédies humaines profondes : familles déchirées, aspirations réduites à néant, communautés privées de leur jeunesse. Les autorités éthiopiennes et les organisations internationales appellent inlassablement à intensifier la répression des réseaux de passeurs et à investir massivement dans le développement local, afin d’offrir des perspectives viables et sécurisées à ceux qui envisagent l’exil irrégulier.
Cet accident douloureux rappelle, avec cruauté, que la migration clandestine demeure une calamity récurrente en Éthiopie et dans l’ensemble de la Corne de l’Afrique. L’urgence d’une réponse concertée – alliant prévention, lutte contre les trafics et création d’emplois locaux – s’impose plus que jamais.
