CAN 2025 – Chergui : le scandale d’une blessure aggravée par une gestion irresponsable de la sélection algérienne
Le cas Samir Chergui est en train de devenir un symbole des tensions récurrentes entre clubs et sélections nationales, particulièrement lorsque la gestion médicale et sportive semble manquer de coordination. Le défenseur du Paris FC traverse une période délicate, marquée par une blessure persistante et des choix contestés autour de sa participation à la CAN 2025 avec la sélection algérienne.
Déjà diminué physiquement avant le début de la compétition continentale, Chergui avait rejoint les Verts au Maroc alors qu’il souffrait d’une gêne à l’ischio-jambier. Une situation connue du staff technique, mais jugée compatible avec une récupération rapide. Pourtant, dès la phase de groupes, les doutes se sont confirmés. Aligné lors de la deuxième journée face au Burkina Faso, le joueur n’a pas été en mesure d’aller au terme de la rencontre, contraint de céder sa place à l’heure de jeu, victime d’une rechute.
Cette blessure n’était pas un incident isolé. Avant même la CAN, Chergui peinait déjà à enchaîner avec le Paris FC, son club, en raison de ce même problème musculaire. Malgré cela, il avait été convoqué, dans un pari risqué du staff de l’équipe nationale. Un choix qui, avec le recul, alimente aujourd’hui les critiques et les interrogations.
Les déclarations de Stéphane Gilli, entraîneur du Paris FC, jettent une lumière crue sur la gestion du dossier. Le technicien parisien évoque une situation « problématique », rappelant que le joueur avait déjà rejoint la sélection lors d’un précédent rassemblement alors qu’il était « juste » physiquement. « On a fait confiance », explique-t-il, laissant entendre que le club avait accepté de prendre des risques, dans un esprit de coopération, mais non sans inquiétude.
Gilli détaille ensuite une succession de décisions qu’il juge dangereuses pour l’intégrité du joueur : absence d’entraînement avant certains matchs, douleurs persistantes, titularisation malgré tout, puis rechute. « Il a joué alors qu’il ne s’était pas entraîné, il s’est blessé, il est revenu, on l’a soigné, puis il est reparti en étant encore juste », résume-t-il, visiblement amer.
Le point de rupture semble intervenir lors de la CAN elle-même. Non aligné lors du premier match, Chergui dispute le deuxième et se blesse à l’autre ischio-jambier. Pour le staff du Paris FC, la décision logique aurait été un retour anticipé du joueur afin d’assurer une prise en charge complète. Or, Chergui est resté avec la sélection, s’entraînant même la veille d’un match « en étant un peu poussé », selon les mots de Gilli.
