Le mystère Ronaldo : Al-Nassr sans sa star contre Al-Riyadh, une absence qui fait polémique
Cristiano Ronaldo, 40 ans, ne disputera pas ce lundi soir le match de Saudi Pro League entre Al-Nassr et Al-Riyadh, actuel 15e du classement. L’annonce a créé la surprise : le quintuple Ballon d’Or ne figure ni dans le onze de départ, ni parmi les remplaçants.
Dans un premier temps, la presse saoudienne, notamment le quotidien Al-Riyadh, a évoqué une simple gestion physique en vue du choc contre Al-Ittihad, prévu le 6 février. Une hypothèse logique pour un joueur de 40 ans, pilier d’un Al-Nassr toujours en course pour le titre, deuxième avec 43 points, à trois longueurs d’Al-Hilal.
Mais cette version a rapidement été remise en cause. Le journaliste Fabrizio Romano a nié toute raison médicale :« Son absence n’est liée à aucun problème physique, ni à une surcharge. »
Dès lors, les spéculations ont explosé. Plusieurs médias portugais, en tête A Bola, affirment que Ronaldo aurait refusé de jouer en signe de protestation contre le Public Investment Fund (PIF), propriétaire d’Al-Nassr mais aussi d’Al-Hilal, Al-Ittihad et Al-Ahli.
La star serait irritée par le mercato minimaliste de son club (un seul renfort, Haydeer Abdulkareem, pour environ 500 000 dollars), tandis qu’Al-Hilal a recruté massivement, avec notamment Kader Meïté (30 M€) et Pablo Marí. Les rumeurs d’un possible transfert de Karim Benzema vers Al-Hilal auraient accentué ce sentiment d’injustice.
Pour Ronaldo, cette politique créerait une distorsion de concurrence, transformant la ligue en championnat à plusieurs vitesses. Son mécontentement ne viserait pas directement Al-Nassr, où il reste proche des dirigeants, mais la stratégie globale du PIF. Même Jorge Jesus aurait récemment critiqué ce déséquilibre.
Sportivement, Ronaldo est annoncé à 100 % apte et devrait revenir dès le match contre Al-Ittihad. Avec 17 buts en 18 matchs, il reste l’atout majeur d’Al-Nassr. Ce soir, João Félix, Sadio Mané et Abdulrahman Ghareeb devront assumer sans lui.
Au-delà du terrain, cette absence agit comme un signal fort : derrière la vitrine brillante du football saoudien, des tensions structurelles persistent. Et lorsque la plus grande star du projet choisit de s’effacer, même ponctuellement, le geste dépasse le simple fait sportif.
