Jeux olympiques 2026 : un athlète ukrainien exclu pour avoir porté un casque commémoratif

Jeux olympiques 2026 : un athlète ukrainien exclu pour avoir porté un casque commémoratif

L’athlète ukrainien Vlasslav Heraskevych a été exclu des Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026 après avoir refusé de retirer un casque jugé interdit par le Comité international olympique (CIO). Ce casque, arborant des images de victimes de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, avait été porté par Heraskevych lors d’une séance d’entraînement à Cortina.

Dans un communiqué, le CIO a précisé que l’athlète « n’est pas autorisé à participer à Milan-Cortina 2026 après avoir refusé de se conformer aux directives sur la liberté d’expression des athlètes ». De son côté, le Comité olympique ukrainien s’est contenté d’indiquer que Heraskevych « a été exclu ».

Mardi dernier, le porte-parole du CIO, Mark Adams, avait reconnu que le casque enfreignait le règlement mais avait annoncé que le comité permettrait exceptionnellement à l’athlète de porter un brassard noir en hommage aux victimes du conflit. Adams a également souligné : « Le CIO comprend parfaitement le désir des athlètes de rendre hommage à leurs amis ou collègues disparus. »

Selon l’article 50 de la Charte olympique, les gestes à connotation politique sont interdits pendant les compétitions depuis 2021. Toutefois, les athlètes restent libres de s’exprimer lors des conférences de presse ou sur les réseaux sociaux.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a vivement soutenu Heraskevych, affirmant que ce geste « rappelle au monde le prix de notre lutte » et que « ce fait ne saurait être interprété comme une manifestation politique lors d’un événement sportif ». Le ministre ukrainien de la Jeunesse et des Sports, Matvey Bidnyi, a pour sa part rappelé que plus de 650 athlètes et entraîneurs ukrainiens avaient été tués depuis le début du conflit.

Depuis l’invasion, le CIO a interdit à la Russie de participer officiellement aux Jeux, bien qu’un nombre limité d’athlètes russes concourent sous bannière neutre.

L’affaire Heraskevych souligne une fois de plus la tension entre le respect des règles sportives internationales et l’expression du poids politique et symbolique des conflits contemporains.

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