Boycott ukrainien aux Jeux paralympiques 2026 : la Russie de retour sous son drapeau national

Boycott ukrainien aux Jeux paralympiques 2026 : la Russie de retour sous son drapeau national

La tension entre sport et géopolitique vient de franchir un nouveau cap. À quelques semaines de l’ouverture des Jeux paralympiques d’hiver de 2026, Kiev a décidé de marquer le coup en boycottant les événements officiels en raison de la participation de la Russie.

Les autorités ukrainiennes ont annoncé qu’elles ne prendraient part à aucune cérémonie ni manifestation protocolaire liée à la compétition, en signe de protestation contre la décision du Comité international paralympique d’autoriser plusieurs athlètes russes et bélarusses à concourir sous leurs drapeaux nationaux.

Cette décision marque un tournant symbolique fort, alors que le retour officiel de la Russie sur la scène paralympique internationale, sous son drapeau national, intervient pour la première fois depuis les Jeux paralympiques d’hiver de 2014. Pour Kiev, cette participation constitue une tentative de banalisation d’un pays engagé dans un conflit armé toujours en cours sur le territoire ukrainien.

Dans ce contexte, le ministre ukrainien des Sports, Matviï Bidny, a dénoncé une décision « scandaleuse » qui offre selon lui une tribune à la propagande de guerre. Il a précisé que les représentants ukrainiens ne seraient présents ni à la cérémonie d’ouverture ni aux événements officiels de la compétition.

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a, pour sa part, demandé aux ambassades ukrainiennes de mobiliser d’autres États afin qu’ils adoptent une position similaire. Même le commissaire européen à la Jeunesse et aux Sports, Glenn Micallef, a annoncé qu’il ne se rendrait pas à la cérémonie d’ouverture.

Du côté du Comité international paralympique, les six athlètes russes — engagés en ski alpin, ski de fond et snowboard — et les quatre sportifs bélarusses participeront « comme n’importe quel autre pays ». Mais pour Kiev, cette équivalence sportive ignore la réalité d’un conflit qui demeure, près de quatre ans après son déclenchement, le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

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