Ultimatum américain à l’Iran : Trump fixe 10 à 15 jours pour un accord nucléaire ou « choses vraiment mauvaises » – Washington déploie sa plus grande force aérienne depuis en 2003

Ultimatum américain à l’Iran : Trump fixe 10 à 15 jours pour un accord nucléaire ou « choses vraiment mauvaises » – Washington déploie sa plus grande force aérienne depuis en 2003

Washington, 20 février 2026 – La crise entre les États-Unis et l’Iran atteint un point critique. Le président américain Donald Trump a lancé un ultimatum sans ambiguïté à Téhéran : l’Iran dispose de 10 à 15 jours maximum – soit jusqu’à début mars – pour conclure un « accord significatif » (meaningful deal) sur son programme nucléaire, sous peine de « mauvaises choses – vraiment mauvaises ») ou de « conséquences désastreuses ». Ces propos, tenus lors de la première réunion du axée sur la paix au Moyen-Orient, notamment la reconstruction de Gaza) et réitérés à bord d’Air Force One en route pour la Géorgie, marquent une escalade verbale majeure.

« Tout deviendra clair dans les 10 prochains jours », a déclaré Trump devant des dirigeants internationaux. Interrogé sur le délai, il a ajouté : « Je pense que c’est suffisant, 10 ou 15 jours, tout au plus. Soit nous parvenons à un accord, soit cela va leur porter préjudice. » Il a évoqué les frappes américaines de juin 2025 (opération Midnight Hammer), qui avaient selon lui « détruit » une partie significative des capacités nucléaires iraniennes, en précisant : « Nous devrons peut-être prendre une autre mesure, ou peut-être pas. » Ces déclarations interviennent alors que les négociations indirectes (via des intermédiaires comme Oman ou le Qatar) patinent depuis des mois sur des points clés : abandon total de l’enrichissement d’uranium sur le sol iranien (exigence américaine), limitation drastique des missiles balistiques, cessation du soutien aux groupes alliés (Hezbollah, Houthis, milices en Irak et Syrie), et inspections renforcées par l’AIEA.

Des sources proches de l’administration (citées par le Wall Street Journal, Axios, ABC News et Bloomberg) indiquent que Trump envisage explicitement une frappe militaire initiale limitée pour briser l’impasse et forcer Téhéran à céder. Cette opération, si autorisée, ciblerait un nombre restreint d’installations militaires, gouvernementales ou liées au nucléaire et aux missiles, avec pour objectif une pression maximale plutôt qu’une guerre totale immédiate. Des officiels ont informé Trump que l’armée est prête à agir dès ce week-end (21-22 février) si la décision tombe. En cas de refus persistant, les options pourraient s’élargir à des frappes plus étendues, voire des actions visant à déstabiliser le régime iranien. L’approche est décrite comme « progressive » : une première frappe punitive pour démontrer la crédibilité des menaces, suivie d’une escalade si nécessaire.

Parallèlement, les États-Unis ont procédé au déploiement le plus massif de forces aériennes au Moyen-Orient depuis l’invasion de l’Irak en 2003, confirmant un buildup sans précédent depuis plus de deux décennies. Selon le Wall Street Journal et Bloomberg, cela inclut :

Plus de 60 F-35 Lightning II (dont des F-35C embarqués sur porte-avions), 12 F-22 Raptors, 36 F-16 Fighting Falcons, et des dizaines d’avions de soutien (ravitailleurs KC-135 et KC-46A, avions de détection AWACS, drones).
Deux groupes aéronavals : l’USS Abraham Lincoln (déployé fin janvier, déjà en mer d’Arabie avec son escorte de destroyers, croiseurs et navires de combat littoral) et l’USS Gerald R. Ford (le porte-avions le plus moderne au monde, en route via le détroit de Gibraltar ; arrivée imminente ce week-end ou début mars).
Des navires supplémentaires en mer Rouge, golfe Persique et détroit d’Ormuz, ainsi que des déploiements terrestres d’avions en Jordanie, Arabie saoudite, Bahreïn et Émirats arabes unis.

Ce renforcement, vise à soutenir une campagne aérienne prolongée si les négociations échouent. Il dépasse largement les déploiements post-2025 et rappelle les préparatifs de 2003, bien que sans mobilisation massive de troupes au sol.

En réponse directe, l’Iran a transmis une lettre officielle au Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et au Conseil de sécurité, via son ambassadeur Amir Saeid Iravani. Téhéran y réaffirme qu’il « ne recherche ni les tensions ni la guerre » et « n’initiera pas de conflit ». Cependant, les propos de Trump représentent un « risque réel d’agression militaire » et une violation flagrante de la Charte des Nations unies. En cas d’attaque, l’Iran exercera son droit à la légitime défense (Article 51) de manière « décisive et proportionnelle », considérant toutes les bases, installations et ressources américaines ou « forces hostiles » dans la région comme cibles légitimes. La lettre appelle le Conseil de sécurité à condamner les menaces US et à agir pour prévenir une catastrophe régionale.

La Russie, alliée clé de Téhéran, a réagi fermement. Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, dans une interview à Al Arabiya le 18 février, a qualifié d’« inappropriée » et contraire au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) la demande américaine d’abandon total de l’enrichissement d’uranium. « L’Iran a le droit inaliénable à l’enrichissement pacifique sous supervision de l’AIEA », a-t-il insisté. Lavrov a mis en garde contre une nouvelle frappe US, qui serait « jouer avec le feu » et entraînerait des « conséquences graves », citant les risques nucléaires des attaques passées sur des sites surveillés par l’AIEA. Rosatom (l’agence atomique russe) a ajouté que, en cas d’accord US-Iran, la Russie est prête à recevoir et gérer l’uranium enrichi iranien, comme dans des arrangements antérieurs.

La fenêtre diplomatique se referme rapidement. Trump mise sur la « pression maximale » – combinaison de sanctions, déploiement militaire et menaces crédibles – pour obtenir un accord plus strict que l’ancien JCPOA de 2015 (qu’il avait abandonné en 2018). Mais Téhéran, fort de son programme nucléaire avancé (enrichissement à 60 % et stocks importants), refuse toute capitulation totale. Les prochains jours, jusqu’à début mars, seront décisifs : accord improbable, frappe limitée, ou escalade incontrôlable ? La région – et le monde – retient son souffle.

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