Albanie secouée par de violentes manifestations contre Edi Rama : affrontements devant le Parlement

Albanie secouée par de violentes manifestations contre Edi Rama : affrontements devant le Parlement

Tirana, 21 février 2026 – Des affrontements d’une rare intensité ont éclaté vendredi devant le Parlement à Tirana, la capitale albanaise, alors que des milliers de manifestants réclamaient la démission du Premier ministre Edi Rama dans le sillage d’un scandale de corruption touchant le vice-Premier ministre.

Selon des journalistes présents sur place, des manifestants ont lancé des feux d’artifice et des cocktails Molotov en direction du bureau du Premier ministre avant de se diriger vers le Parlement. La police a riposté avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau, entraînant des affrontements qui ont duré environ deux heures. Une trentaine de personnes ont été arrêtées, tandis que l’opposition parle d’une quarantaine de ses militants interpellés.

Le mouvement de contestation s’est intensifié depuis la mise en examen en décembre de Belinda Balluku, proche collaboratrice de Rama, dans le cadre d’une enquête pour corruption. Plusieurs anciens ministres ont également été visés par des enquêtes similaires, attisant la colère populaire.

« Nous sauverons l’Albanie d’Edi Rama, qui a plongé le pays dans la pauvreté et la corruption », a déclaré Sali Berisha, leader du principal parti d’opposition. Les manifestants ont scandé des slogans tels que « Rama, va-t’en ! » ou « Rama en prison ! », brandissant des drapeaux albanais et ceux de partis d’opposition.

La ministre de l’Intérieur, Albana Kociu, a condamné les troubles, qualifiant les violences de « vandalisme » et rappelant que s’en prendre aux forces de l’ordre constituait un « crime ».

Malgré ces tensions, le parti socialiste de Rama conserve une confortable majorité parlementaire, après avoir remporté un quatrième mandat consécutif l’année dernière. L’Albanie, candidate à l’adhésion à l’Union européenne d’ici 2030, reste marquée par une forte polarisation politique entre gauche et droite, chacune accusant l’autre de corruption et de liens avec le crime organisé.

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