Iran : 40 jours de deuil après la mort du Guide suprême Ali Khamenei – Le pays frappé au sommet du pouvoir

Iran : 40 jours de deuil après la mort du Guide suprême Ali Khamenei – Le pays frappé au sommet du pouvoir

1er mars 2026 La République islamique d’Iran traverse sa plus grave crise depuis la révolution de 1979. Le Guide suprême Ayatollah Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989, a été tué le 28 février 2026 lors d’une opération militaire conjointe massive menée par les États-Unis et Israël. L’événement, qualifié de « décapitation » du régime par les responsables israéliens et américains, a déclenché une escalade militaire immédiate, le dirigeant iranien se trouvait dans son bureau à Téhéran au moment de l’attaque. La frappe a également coûté la vie à sa fille, son gendre ainsi qu’à plusieurs membres de sa famille présents dans le complexe du Guide suprême.

Selon les premières informations, la première vague de frappes, décrite comme une opération hautement synchronisée, aurait provoqué l’élimination d’environ quarante hauts commandants militaires en moins d’une minute, d’après le porte-parole de l’armée israélienne. Parmi les responsables tués figureraient plusieurs figures majeures de l’appareil sécuritaire iranien, dont le général Mohammad Pakpour, chef des Corps des Gardiens de la révolution islamique, le général Abdolrahim Mousavi, le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh, ainsi que l’amiral Ali Shamkhani.

Le bilan humain s’alourdit rapidement. Selon les autorités iraniennes, plus de 200 personnes auraient été tuées, dont plus d’une centaine de civils. Parmi les victimes figureraient également des jeunes filles d’une école située près d’une base militaire, touchée lors des bombardements.

Les frappes ne se sont pas arrêtées après l’attaque initiale. Le 1er mars, de nouvelles explosions ont été signalées au cœur de Téhéran, accentuant le climat de guerre et d’incertitude et faisant craindre une escalade majeure dans la région.

Face à ce choc politique et militaire, les autorités iraniennes ont décrété quarante jours de deuil national, conformément à la tradition chiite. Dans l’attente de la désignation d’un nouveau Guide suprême par l’Assemblée des experts, un conseil intérimaire composé du président Masoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni-Eje’i et du religieux Alireza Arafi assure temporairement la direction du pays.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a promis que les États-Unis et Israël paieraient « un lourd tribut » pour l’assassinat du Guide suprême. Il a affirmé que Téhéran avait déjà répondu par une première vague d’attaques baptisée « Vraie Promesse 4 », lancée quelques heures seulement après les frappes initiales.

Dans une déclaration adressée au président américain Donald Trump et au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Ghalibaf a averti :
« Vous avez franchi une ligne rouge et vous en paierez le prix par des coups terribles. »

Parallèlement, les Corps des Gardiens de la révolution islamique ont annoncé avoir lancé des frappes contre 27 bases abritant des forces américaines dans la région ainsi que contre des installations militaires israéliennes, notamment à Tel-Aviv.

Depuis samedi, des explosions et des alertes de sécurité ont été signalées dans plusieurs pays du Moyen-Orient, notamment au Qatar, aux Émirats arabes unis, au Koweït, à Bahreïn, en Jordanie, en Arabie saoudite et en Irak.

Dans plusieurs villes iraniennes, notamment Machhad, Shiraz, Yasuj et dans la province du Lorestan, des manifestations de colère ont été organisées pour dénoncer l’assassinat du Guide suprême.

Des images diffusées par les médias d’État montrent des foules en pleurs au sanctuaire de l’imam Reza à Machhad, où plusieurs personnes se sont effondrées de chagrin.

La mort de Ali Khamenei a également provoqué des manifestations à l’étranger. En Irak, les autorités ont décrété trois jours de deuil national. À Bagdad, des manifestants se sont rassemblés près de la Zone verte, quartier ultra-sécurisé abritant les institutions gouvernementales et plusieurs ambassades, où des affrontements avec les forces de sécurité ont été signalés. Une autre manifestation a eu lieu à Karachi au Pakistan, où des protestataires ont attaqué le consulat américain.

Cependant, des scènes de célébration ont également été rapportées dans certaines villes iraniennes, notamment à Téhéran, Karaj et Ispahan, illustrant les profondes divisions au sein de la société iranienne.

Arrivé au pouvoir en 1989 après la mort de Rouhollah Khomeini, Ali Khamenei a profondément façonné l’appareil militaire et sécuritaire iranien, consolidant l’influence régionale de l’Iran pendant plus de trois décennies.

Aujourd’hui, alors que le pays entre dans quarante jours de deuil national, l’Iran se retrouve à un moment charnière de son histoire : un pouvoir brutalement décapité, une transition politique fragile et une escalade militaire qui pourrait redessiner l’équilibre du Moyen-Orient.

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