Frappes israéliennes en Syrie : l’Égypte et les pays arabes dénoncent une violation flagrante de la souveraineté
Plusieurs pays arabes, dont Égypte, Arabie saoudite, Jordanie, Qatar et Koweït, ont fermement condamné les frappes israéliennes visant des installations militaires dans le sud de la Syrie, dénonçant une escalade dangereuse pour la stabilité régionale.
Dans un communiqué officiel, Égypte a exprimé « sa plus vive condamnation » de cette attaque, la qualifiant de violation flagrante de la souveraineté syrienne et de transgression manifeste du droit international ainsi que de la Charte des Nations Unies. Le Caire a mis en garde contre les conséquences de telles actions, estimant qu’elles risquent d’entraîner la région vers davantage de tensions et d’instabilité.
Les autorités égyptiennes ont également appelé à un retrait immédiat et total des forces israéliennes des territoires syriens occupés, exhortant la communauté internationale, et notamment le Conseil de sécurité, à assumer ses responsabilités pour mettre fin à ces violations répétées.
Dans la même dynamique, Arabie saoudite a dénoncé une « agression éhontée », tandis que Qatar a évoqué un « mépris grave du droit international ». De son côté, Jordanie a insisté sur la nécessité de mettre fin à toutes les attaques contre le territoire syrien, réaffirmant son soutien total à Damas.
Koweït a, pour sa part, appelé à une intervention rapide du Conseil de sécurité afin de stopper ces violations, soulignant leur impact négatif sur la sécurité et la stabilité régionales.
Ces réactions interviennent après que armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes nocturnes contre des dépôts d’armes en Syrie, affirmant agir en réponse à des violences ayant visé des civils druzes dans la région de Soueïda.
Dans ce contexte, le gouvernement syrien, dirigé par Ahmed al-Charaa, a dénoncé une escalade délibérée et une ingérence dans ses affaires internes, accusant Israël de chercher à déstabiliser davantage le pays.
Au-delà de ces condamnations, Égypte a réaffirmé sa solidarité avec les États du Golfe, notamment Émirats arabes unis, face à toute menace contre leur sécurité, tout en réitérant son rejet catégorique de la violence et du terrorisme sous toutes leurs formes.
Malgré l’existence d’un mécanisme de coordination indirecte sous supervision des États-Unis visant à réduire les tensions, les frappes et incursions israéliennes se poursuivent, compromettant les efforts de stabilisation de la Syrie et fragilisant l’équilibre régional.
