Coupe du monde 2026 : le Mexique prêt à accueillir l’Iran après le refus des États-Unis
La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a confirmé que le Mexique avait accepté d’héberger l’équipe nationale iranienne de football durant la Coupe du monde 2026, après que les États-Unis ont exprimé leur réticence à recevoir la sélection pour des raisons sécuritaires et diplomatiques.
Selon la cheffe de l’État mexicain, la FIFA a sollicité l’intervention du Mexique afin de trouver une solution logistique permettant à l’équipe iranienne de contourner les difficultés liées aux visas et aux restrictions d’entrée sur le territoire américain.
« Nous n’avons aucune raison de leur refuser la possibilité de rester au Mexique », a déclaré Claudia Sheinbaum lors d’une conférence de presse, confirmant ainsi l’accord d’hébergement temporaire de la délégation iranienne.
Initialement, l’équipe iranienne devait établir son camp de base aux États-Unis et y disputer plusieurs rencontres de la phase de groupes. Mais Washington a fait savoir qu’il n’était « pas approprié » que la sélection iranienne séjourne sur son territoire, invoquant des préoccupations liées à la sécurité dans un climat déjà fortement dégradé entre les deux pays.
Dans ce contexte, la FIFA a été contrainte de revoir l’organisation logistique, tandis que le Mexique est apparu comme une solution de repli stratégique, notamment pour les phases de préparation.
Le président de la fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a confirmé que la sélection envisageait de transférer son camp de base de Tucson, en Arizona, vers Tijuana, ville frontalière mexicaine. Cette décision viserait à éviter les complications administratives liées aux visas américains, tout en garantissant la continuité de la préparation sportive.
Selon les responsables iraniens, ce dispositif permettrait aux joueurs et au staff de se déplacer plus facilement via des vols internationaux transitant par le Mexique.
Pour la FIFA, cette situation constitue un défi majeur à moins d’un mois du coup d’envoi du tournoi, prévu le 11 juin.
Dans ce climat tendu, le rôle du Mexique apparaît désormais central pour garantir le bon déroulement logistique de certaines sélections, tout en maintenant le principe d’un tournoi véritablement mondial.
