Menace de Trump : « Nous conclurons notre charmant séjour en Iran » en détruisant toutes les centrales et puits de pétrole si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert « immédiatement »
Washington, 30 mars 2026 — Le président américain Donald Trump a intensifié lundi ses menaces contre l’Iran, dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, promettant de « faire exploser et anéantir complètement » toutes les centrales électriques, les puits de pétrole et le terminal pétrolier stratégique de l’île de Kharg si un accord n’était pas conclu rapidement et si le détroit d’Ormuz n’était pas « immédiatement ouvert aux affaires ».
« D’énormes progrès ont été réalisés, mais si pour une raison quelconque un accord n’est pas conclu rapidement — ce qui sera probablement le cas — et si le détroit d’Ormuz n’est pas immédiatement “Open for Business”, nous conclurons notre charmant “séjour” en Iran en faisant exploser et en anéantissant complètement toutes leurs centrales électriques (Electric Generating Plants), leurs puits de pétrole (Oil Wells) et l’île de Kharg (et peut-être toutes les usines de dessalement !), que nous avons volontairement épargnées jusqu’à présent. »
Le président américain a présenté ces frappes potentielles comme une « rétribution » pour les attaques iraniennes contre des soldats et civils américains au cours des 47 dernières années, faisant référence aux incidents historiques sous l’ancien régime iranien.
Malgré le ton extrêmement belliqueux, Trump affirme que des « discussions sérieuses » sont en cours avec ce qu’il qualifie de « nouveau régime plus raisonnable » à Téhéran et que « d’énormes progrès » ont été accomplis. Il a également évoqué la possibilité d’une participation financière des pays arabes au coût des opérations militaires, suggérant un volet économique à cette stratégie de pression.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, reste au centre de ces tensions. Depuis le début du conflit, l’Iran avait en grande partie bloqué ce passage stratégique, entraînant une flambée immédiate des prix du pétrole : le Brent a dépassé les 110 dollars ce lundi, et les marchés internationaux restent en alerte, anticipant une escalade militaire majeure.
Interrogée lors du point de presse, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé que les propos du président reflétaient sa position ferme. Elle a toutefois insisté sur le fait que l’armée américaine « agira toujours conformément à la loi ».
Plusieurs journalistes ont demandé si viser des infrastructures civiles, comme les usines de dessalement fournissant de l’eau potable à des millions d’Iraniens, pourrait constituer un crime de guerre. Des experts en droit international estiment que de telles frappes pourraient être qualifiées de « punition collective », strictement interdite par les conventions de Genève.
Ces déclarations interviennent alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran entre dans sa cinquième semaine. Des milliers de frappes aériennes et de tirs de missiles ont déjà visé des installations stratégiques iraniennes. Trump a également suggéré publiquement qu’une opération de « saisie » du pétrole iranien ou de l’île de Kharg pourrait être envisagée, où 2 500 Marines américains supplémentaires sont actuellement déployés.
Téhéran n’a pas encore réagi officiellement à cette dernière menace, mais le régime iranien avait déjà averti qu’il riposterait en ciblant les infrastructures énergétiques et de dessalement des pays du Golfe en cas d’attaque sur ses sites vitaux. Les analystes soulignent que toute offensive américaine sur Kharg ou les centrales électriques iraniennes déclencherait presque certainement une escalade régionale immédiate, avec des conséquences économiques mondiales, en particulier sur les marchés pétroliers et alimentaires.
