Gabriele Gravina démissionne sous pression après l’échec de l’Italie à se qualifier pour la Coupe du monde 2026
Rome, 2 avril 2026 – Le président de la Fédération italienne de football (FIGC), Gabriele Gravina, a annoncé sa démission ce jeudi, à la suite de l’élimination de la Nazionale aux barrages de qualification pour la Coupe du monde 2026 par la Bosnie-Herzégovine (1-1, 4 tirs au but à 1). Ce nouvel échec marque la troisième absence consécutive de l’Italie à la phase finale du Mondial, provoquant une onde de choc dans le monde du football et accentuant la pression médiatique, politique et populaire sur la fédération.
Aux commandes de la FIGC depuis octobre 2018, Gravina, 72 ans, avait pourtant connu des moments de gloire, notamment le triomphe italien lors de l’Euro 2020, joué en 2021 en raison de la pandémie de Covid-19. Mais les échecs successifs en Coupe du monde (2022 et 2026) et l’élimination dès les huitièmes de finale de l’Euro 2024 ont éclipsé ces succès et placé le président sous le feu des critiques. La presse transalpine n’a pas hésité à qualifier la situation de « troisième apocalypse » du football italien, tandis que les supporters ont exprimé leur colère sur les réseaux sociaux et dans les stades.
Le ministre italien des Sports, Andrea Abodi, avait réclamé le départ de Gravina dès le lendemain de la défaite, soulignant la nécessité d’un « renouveau » au sein de la FIGC pour relancer un football national en crise. Dans ce contexte, Gravina a annoncé qu’il comparaîtrait également devant une commission parlementaire le 8 avril pour rendre compte de « l’état de santé du football italien » et détailler son bilan.
La démission de Gravina a été rapidement suivie par celle de Gianluigi Buffon, ancien gardien légendaire et champion du monde 2006, qui occupait le poste de chef de délégation de la Nazionale. Dans un message émouvant publié sur les réseaux sociaux, Buffon a reconnu l’échec collectif tout en défendant le projet qu’il avait initié, visant à créer un lien solide entre les différentes sélections jeunes, des U17 aux U21, afin de repenser la formation des talents et préparer la future génération de l’équipe nationale.
Dans la perspective du renouveau, la FIGC a convoqué une assemblée générale extraordinaire le 22 juin à Rome pour élire un nouveau président. Parmi les candidats pressentis, Giovanni Malagò, ancien président du Comité olympique italien et directeur du comité d’organisation des Jeux d’hiver 2026 à Milan-Cortina, apparaît comme le favori pour prendre la tête d’un football italien en pleine restructuration.
