Trump menace l’Iran : « Tout le pays pourrait être détruit en une seule nuit »
Le président américain Donald Trump a affirmé lundi que les États-Unis disposaient de la capacité d’« anéantir » l’Iran « en une seule nuit », évoquant ainsi une option militaire d’une ampleur extrême. « Tout le pays pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait être demain », a-t-il déclaré lors d’un point presse à la Maison-Blanche, illustrant sa volonté de maintenir une pression maximale sur Téhéran.
Dans le même temps, Trump a détaillé une récente mission de récupération d’un second pilote américain dont l’avion a été abattu au-dessus de l’Iran, précisant que l’opération avait mobilisé 155 aéronefs, dont quatre bombardiers, 64 chasseurs, 48 avions ravitailleurs et 13 appareils de sauvetage. Selon lui, environ 200 membres des forces spéciales avaient pris part à cette mission, confirmée par le Commandement central américain (CENTCOM), qui a indiqué que deux militaires avaient été secourus après que leur F-15E avait été touché par un missile sol-air iranien le 2 avril. Le président a par ailleurs annoncé que son administration cherchait « très activement » l’auteur de la fuite d’informations ayant compromis la première phase de l’opération, soulignant ainsi l’importance stratégique de cette intervention.
S’agissant de la diplomatie, Donald Trump a jugé la réponse iranienne à une proposition de paix américaine « significative » mais insuffisante, affirmant : « Ce n’est pas suffisant, mais c’est une étape très importante ». Il a fixé à mardi 20 h (minuit GMT) le délai final pour une éventuelle pause des frappes américaines sur les infrastructures énergétiques iraniennes, rappelant que Washington disposait de « nombreuses alternatives » et pourrait « se retirer immédiatement » si un accord était conclu. Le président a également estimé que le « troisième niveau » de la direction iranienne serait « bien plus intelligent » et moins radicalisé que ses prédécesseurs, tout en réitérant son intérêt pour les ressources pétrolières iraniennes : « Si cela ne tenait qu’à moi, je prendrais le pétrole, je le garderais et nous gagnerions beaucoup d’argent », tout en reconnaissant que l’opinion publique américaine pourrait limiter une telle stratégie.
L’Iran a officiellement rejeté la proposition de cessez-le-feu temporaire transmise par des médiateurs régionaux, dont le Pakistan, avec le soutien de l’Égypte et de la Turquie, préférant présenter sa propre réponse en dix points qui exige une fin définitive et inconditionnelle de la guerre.
Selon l’agence officielle IRNA, le plan iranien inclut la cessation complète et définitive des hostilités sur tous les fronts, la levée totale et immédiate des sanctions américaines et internationales, des garanties de non-agression future de la part des États-Unis et d’Israël, ainsi que l’instauration d’un nouveau protocole sécuritaire pour le détroit d’Ormuz, que Téhéran refuse de voir revenir à son « état antérieur » pour Washington et Tel-Aviv. Il prévoit également des mesures concrètes de réparation et de reconstruction des dommages causés par le conflit, ainsi que l’arrêt des assassinats ciblés et des frappes préventives.
Alors que la communauté internationale suit l’escalade avec inquiétude, la balle est désormais dans le camp de Téhéran, et sa réponse avant mardi 20 h déterminera si la région s’engage vers une désescalade fragile ou vers une nouvelle phase d’intensité militaire.
