Irak : Basim al-Badri désigné candidat consensuel au poste de Premier ministre

Irak : Basim al-Badri désigné candidat consensuel au poste de Premier ministre

Le Comité de coordination des forces chiites a annoncé samedi avoir tranché en faveur de la candidature de Basim al-Badri au poste de Premier ministre, une décision qui pourrait mettre fin à plusieurs semaines de tensions politiques au sein de la coalition majoritaire au Parlement irakien.

Selon des sources politiques citées par Al Jazeera Net, al-Badri aurait obtenu les deux tiers des voix du Cadre de coordination chiite, principal bloc parlementaire du pays. Cette majorité interne lui assure désormais le statut de candidat officiel pour diriger le prochain gouvernement.

La même source indique que la candidature de Basim al-Badri a été proposée par Nouri al-Maliki avant de rallier progressivement un large soutien au sein de la coalition. Le mécanisme retenu prévoit qu’un candidat doit réunir l’appui d’au moins huit dirigeants du Cadre pour être validé.

Al-Badri aurait déjà obtenu le soutien de sept responsables, ne nécessitant plus qu’un seul appui supplémentaire pour officialiser sa désignation. Le vote final pourrait intervenir dans les prochaines heures.

La course au poste de Premier ministre opposait principalement al-Badri à l’actuel chef du gouvernement, Mohammed Shia al-Sudani, dont la reconduction suscitait des divisions internes.

La nomination d’al-Badri est présentée par plusieurs observateurs comme un compromis destiné à désamorcer les tensions au sein de la coalition, dans un contexte politique déjà fragile.

À la tête de la Commission de responsabilité et de justice depuis 2013, al-Badri dirige une institution héritée du processus de débaathification instauré après 2003 par l’administrateur américain Paul Bremer. Cette commission a joué un rôle central dans l’exclusion de nombreuses personnalités liées à l’ancien régime de Saddam Hussein.

L’annonce officielle de la candidature de Basim al-Badri est attendue dans un délai très court. Elle pourrait ouvrir la voie à la formation d’un nouveau gouvernement, tout en redessinant les équilibres politiques en Irak.

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