Le Brent franchit les 100 dollars malgré la prolongation du cessez-le-feu américano-iranien
Les cours du pétrole ont enregistré une légère hausse mercredi 22 avril 2026, dans un marché toujours dominé par les tensions géopolitiques et le blocage persistant du détroit d’Ormuz. Malgré la prolongation du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, les prix restent orientés à la hausse, portés par les incertitudes sur l’approvisionnement mondial.
Le président américain Donald Trump a annoncé la reconduction de la trêve à la demande de médiateurs pakistanais, en attendant une proposition iranienne visant à mettre fin au conflit, sans calendrier précis. Cette annonce avait d’abord exercé une pression baissière sur les cours mardi, avant un rebond progressif du marché.
Vers 10h00 GMT), le Brent de la mer du Nord pour livraison en juin progressait de 1,14 %, à 99,60 dollars le baril, après avoir brièvement dépassé le seuil symbolique des 100 dollars. Le West Texas Intermediate (WTI) gagnait de son côté 1,13 %, à 90,68 dollars.
Selon plusieurs analystes, le marché reste soutenu par des tensions persistantes sur l’offre mondiale. Les niveaux de stocks énergétiques apparaissent sous pression, notamment en Europe, où les réserves ne couvriraient que quelques semaines de consommation. Des inquiétudes grandissantes émergent également sur le carburant d’aviation, dont les pénuries s’accentuent.
Sur le plan géopolitique, la situation dans le détroit d’Ormuz demeure particulièrement tendue. Le trafic maritime reste fortement perturbé par le blocage en cours. Un porte-conteneurs a été touché par des tirs au large d’Oman, sans faire de victimes, confirmant toutefois la détérioration du climat sécuritaire dans la zone.
Parallèlement, les restrictions imposées par les États-Unis aux navires en provenance des ports iraniens contribuent à la paralysie des échanges.
Dans ce contexte, les exportations pétrolières de l’Iran sont fortement compromises. Téhéran pourrait atteindre sa capacité maximale de stockage d’ici un mois, voire être contraint de réduire sa production dans les prochaines semaines. Les analystes estiment également qu’un arrêt de certains gisements pourrait entraîner une baisse durable de la production, en raison des difficultés techniques liées à leur remise en service.
