Pétrole : le Brent dépasse les 105 dollars dans un climat de bras de fer en mer d’Ormuz et de menaces de frappes militaires contre l’Iran

Pétrole : le Brent dépasse les 105 dollars dans un climat de bras de fer en mer d’Ormuz et de menaces de frappes militaires contre l’Iran

Le marché pétrolier mondial a fortement réagi ce jeudi à une nouvelle phase d’escalade des tensions au Moyen-Orient, entraînant une hausse du Brent au-dessus des 105 dollars le baril. Ce mouvement est alimenté par la dégradation sécuritaire dans la zone du détroit d’Ormuz, l’intensification du bras de fer entre les États-Unis et l’Iran en mer, ainsi que par des signaux d’escalade militaire impliquant Israël et plusieurs évolutions politiques internes à Téhéran.

Le Brent a progressé de plus de 3 % pour atteindre 105,07 dollars le baril, tandis que le WTI a également suivi la même tendance à 95,85 dollars. Les marchés intègrent désormais un risque élevé de perturbation des flux énergétiques internationaux.

La hausse des prix s’explique d’abord par l’intensification du bras de fer entre Washington et Téhéran en mer d’Ormuz, marqué par une série d’actions réciproques de saisies de navires dans la zone stratégique. Dans ce cadre, l’Iran a procédé à la saisie de deux navires commerciaux, tandis que les forces américaines ont, de leur côté, renforcé leurs opérations d’interception visant des pétroliers liés à des intérêts iraniens.

Ce cycle de représailles maritimes a provoqué une réduction du trafic commercial et une augmentation significative des risques logistiques, pesant directement sur la fluidité des exportations pétrolières mondiales.

Parallèlement à cette tension maritime, les marchés ont intégré une montée du risque militaire régional après plusieurs déclarations israéliennes particulièrement offensives. Le ministre israélien de la Défense a évoqué la possibilité de frappes contre des objectifs liés à l’Iran, Parallèlement, le ministre israélien de la Défense a déclaré jeudi que Jérusalem attendait le feu vert des États-Unis pour reprendre la guerre contre l’Iran et « achever l’élimination de la dynastie Khamenei ».

Ces déclarations s’inscrivent dans un durcissement stratégique visant à accroître la pression sur Téhéran et sont interprétées comme un signal d’une possible escalade du conflit au-delà du cadre maritime.

Par ailleurs, la chaîne israélienne N12 a rapporté une information faisant état de la démission du principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, à la suite de tensions internes liées à l’influence des Gardiens de la révolution. Cette information n’a pas été confirmée officiellement, mais elle a rapidement circulé sur les marchés, alimentant les spéculations sur un durcissement de la ligne politique iranienne.

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