Hantavirus à bord d’un navire : plusieurs cas suspects et trois décès déclenchent une enquête internationale

Hantavirus à bord d’un navire : plusieurs cas suspects et trois décès déclenchent une enquête internationale

Une enquête internationale de santé publique est désormais pleinement lancée à la suite de la détection de cas suspects d’hantavirus à bord du navire de croisière polaire néerlandais Hundius, en traversée de l’Atlantique avec environ 220 personnes à bord.

L’alerte a été déclenchée après la confirmation de plusieurs cas et la présence de symptômes évocateurs chez d’autres passagers, dans un contexte marqué par au moins trois décès signalés et plusieurs hospitalisations. La situation a immédiatement mobilisé les autorités sanitaires internationales, sous coordination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), afin de retracer la chaîne de contamination et d’évaluer le risque sanitaire réel.

Selon les premières informations communiquées, environ 150 passagers et membres d’équipage ont été suivis à bord. Sept personnes auraient présenté des symptômes compatibles avec une infection à hantavirus, tandis que plusieurs cas graves ont nécessité une prise en charge médicale urgente.

L’un des patients, un ressortissant britannique, a été confirmé positif en Afrique du Sud après son évacuation médicale. Hospitalisé à Johannesburg dans un état critique, il est placé en isolement strict. Les autorités sud-africaines ont toutefois indiqué qu’aucune transmission communautaire n’a été détectée et que le risque pour la population reste faible.

L’OMS privilégie pour l’instant une double hypothèse. Certains cas pourraient avoir été contractés avant l’embarquement, notamment lors de séjours en Amérique du Sud. D’autres infections pourraient être liées à des escales du navire sur des îles africaines où la présence de rongeurs est importante, ces derniers étant les principaux vecteurs du hantavirus.

Une transmission interhumaine limitée n’est toutefois pas exclue, en particulier entre personnes ayant eu des contacts étroits dans des espaces confinés, comme des cabines partagées. Des mesures de protection renforcées ont été imposées à bord pour le personnel médical et les équipes d’intervention.

Les autorités sanitaires font état de trois décès parmi les passagers, dont les causes exactes restent en cours de confirmation. Les premiers cas concerneraient notamment un couple ayant embarqué après un séjour en Argentine.

Deux passagers supplémentaires doivent être transférés vers les Pays-Bas pour y recevoir des soins spécialisés, tandis que d’autres cas suspects sont suivis de près par les équipes médicales.

Le Hundius poursuit sa route sous étroite surveillance internationale et doit prochainement rejoindre les îles Canaries, où une enquête épidémiologique approfondie sera menée. Le gouvernement espagnol a autorisé son entrée sous conditions strictes de contrôle sanitaire.

Les passagers encore à bord ont été confinés dans leurs cabines, tandis que des opérations de désinfection sont en cours. L’évacuation des cas les plus graves reste une priorité des autorités sanitaires.

Malgré la gravité de la situation à bord, l’OMS insiste sur le fait que le risque de propagation à la population générale demeure faible. Les hantavirus restent des infections rares, principalement transmises par les rongeurs en milieu rural ou forestier, et les cas de transmission interhumaine restent exceptionnels.

L’enquête internationale vise désormais à clarifier les circonstances exactes de cet épisode, à identifier l’origine des contaminations et à prévenir tout risque de diffusion secondaire.

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