Premier jour de l’Aïd : les pèlerins algériens parmi 1,707 millions à accomplir le jet de pierres à Jamarat al Aqaba
À l’aube du mercredi 27 mai 2026, premier jour de l’Aïd al‑Adha, des flots de pèlerins ont quitté Muzdalifah pour se rendre à Mina afin d’accomplir le rituel du jet de pierres sur Jamarat al‑Aqaba al‑Kubra, le plus grand des trois jamarat. Ce rite, l’un des moments clés du Hajj, intervient après le séjour obligatoire à Arafat et la nuit passée à Muzdalifah, et précède les autres rites du Jour du Sacrifice : le sacrifice (hady), le rasage ou la coupe des cheveux, puis le Tawaf al‑Ifadah, qui marque l’entrée dans la phase finale du pèlerinage.
Selon l’agence de presse saoudienne, le site des Jamarat a enregistré un afflux massif de fidèles dès les premières heures du jour. Pour garantir la sécurité et le bon déroulement du rituel, tous les services d’urgence ont été mobilisés autour du complexe : les équipes d’ambulances et médicales ont été renforcées, des équipes d’orientation et de sensibilisation ont été déployées pour guider les pèlerins et prévenir les bousculades, et les efforts de nettoyage ont été intensifiés afin de maintenir un environnement sain et confortable pendant tout le rituel.
Les aménagements récents du complexe des Jamarat, conçus pour améliorer la circulation et la sécurité des foules, ont été mis à contribution face à cette affluence exceptionnelle. Des passerelles, des voies de circulation séparées et un système de signalisation clair ont permis de réguler les flux de pèlerins et de réduire les risques d’encombrement, tandis que des équipes de premiers secours étaient positionnées à proximité immédiate du site.
L’Autorité générale saoudienne des statistiques a annoncé que le nombre total de pèlerins présents pour le Hajj 1447 (2026) atteint 1 707 301. pèlerins au total, dont 1 546 655 venus de l’extérieur de l’Arabie saoudite. Les Algériens font partie de cette communauté internationale de pèlerins qui, malgré les tensions géopolitiques régionales, se sont réunis dans la paix et la dévotion autour des lieux saints.
L’Algérie a organisé le départ de ses pèlerins pour le Hajj 2026 dans le cadre d’un dispositif encadré par le ministère des Ouvrages religieux et des Aumôneries, en coordination avec les autorités saoudiennes. Comme pour les autres nationalités, les pèlerins algériens ont dû respecter les nouvelles règles imposées par l’Arabie saoudite pour le Hajj 1447, qui privilégient la sécurité, la gestion des foules et la qualité des services sur place.
Sur place, les pèlerins algériens ont bénéficié de points de présence de l’ambassade d’Algérie à Riyad et du consulat général à La Mecque, chargés de l’assistance administrative, de la gestion des urgences et de la coordination avec les autorités saoudiennes. Des équipes médicales algériennes ont également été déployées pour accompagner les pèlerins, notamment les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques.
Après le jet de pierres, les pèlerins algériens ont procédé au sacrifice, au rasage ou à la coupe des cheveux, puis au Tawaf al Ifadah, conformément à l’ordre des rites
Le premier jour de l’Aïd al‑Adha, le rituel à Jamarat al‑Aqaba marque le début des célébrations de l’Aïd dans le monde musulman. Une fois le jet de pierres accompli, les pèlerins procèdent généralement au sacrifice d’un animal (mouton, chèvre, vache ou chameau), partagent une partie de la viande avec leurs proches et les nécessiteux, puis effectuent le rasage ou la coupe des cheveux, acte qui signe la sortie de l’état de sacralisation (ihram) pour une grande partie des rites.
Le Tawaf al‑Ifadah, accompli ultérieurement, constitue le dernier pilier du Hajj et clôture officiellement le pèlerinage. Après ce tour rituel autour de la Kaaba, les pèlerins peuvent revenir à leurs activités normales, ayant achevé l’essentiel des rites obligatoires.
