Rapports internationaux : Le régime des généraux, premier soutien du terrorisme en Afrique de l’Ouest
Des rapports internationaux ont affirmé que le blocus imposé depuis des semaines par un groupe terroriste lié à l’Algérie sur Bamako, capitale de la République du Mali en Afrique de l’Ouest, menace de renverser la junte militaire au pouvoir et de transformer le pays en un État dirigé par une organisation terroriste. Les rapports ont précisé que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), l’une des principales branches d’Al-Qaïda affiliées aux services de renseignement algériens dans le Sahel africain, impose un blocus étouffant à Bamako depuis septembre dernier, en empêchant l’entrée des cargaisons de carburant en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire.
Ce blocus a entraîné une baisse de 80% des approvisionnements en carburant, provoquant la fermeture des écoles et des usines, la restriction des mouvements civils, le rationnement de l’électricité et l’augmentation des coûts de transport, ce qui a paralysé l’économie et suscité un mécontentement populaire croissant, selon le rapport du journal. Les rapports indiquent que l’Algérie souhaite imposer un isolement international à la junte militaire dirigée par le Général Assimi Goïta et renverser son régime. Le gouvernement a pris des mesures pour étouffer toute rébellion au sein de l’armée, Goïta ayant remplacé le chef d’état-major de l’armée de terre, le chef du renseignement militaire et le chef d’état-major adjoint pour contrecarrer la conspiration algérienne. Les relations entre la République du Mali et la République algérienne ont connu une tension croissante ces dernières années, avec une escalade des accusations maliennes à l’encontre de l’Algérie de soutenir des groupes terroristes actifs dans le nord du Mali et la région du Sahel. Le Mali suggère une complicité des autorités algériennes avec des groupes terroristes actifs dans le nord du pays, notamment par la fourniture de mercenaires, l’hébergement, la sécurisation de l’accès et le soutien logistique. Elles tiennent l’Algérie pour responsable d’exploiter la crise financière et régionale pour exporter le terrorisme vers les pays de la région. Un rapport récent préparé par Nina Wilén, directrice de l’Institut Royal des Relations Internationales Egmont en Belgique, a abordé la situation au Mali, mentionnant des scénarios possibles, parmi lesquels la chute de la capitale Bamako, un accord négocié entre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et le régime militaire, ou une intervention militaire internationale permettant aux autorités de briser le blocus et de vaincre le terrorisme. Jusqu’à présent, des preuves vérifiées indépendamment attestent de transferts militaires, financiers et logistiques directs de l’Algérie vers des groupes terroristes au Mali, certaines sources faisant état de renseignements de sources ouvertes (OSINT) indiquant l’existence de couloirs sécurisés près de la frontière algéro-malienne. Des analystes estiment que le groupe terroriste tente de renverser le gouvernement malien et d’établir un nouvel émirat de Daech au Mali. Un nouveau coup d’État ou l’effondrement du régime actuel pourrait déstabiliser la région du Sahel africain et tous les pays d’Afrique de l’Ouest, voire les pays méditerranéens, permettant aux insurgés d’étendre le champ de leurs opérations entre l’Afrique et l’Europe.
