État d’alerte dans les hôpitaux algériens face à l’afflux massif de demandes d’avortement
Il semble que le concept de multitâches et de polyvalence ne soit plus l’apanage des grandes entreprises technologiques ou des employés ambitieux, mais qu’il ait, par une puissance divine, glissé dans les méandres du monde souterrain ! En ces temps d’initiatives individuelles et de recherche de projets intégrés, les réseaux de prostitution non agréés n’ont pas résisté à l’envie d’offrir à leurs clients un éventail complet de services : prostitution haut de gamme destinée aux visiteurs du Golfe et aux Européens, et prostitution bon marché pour les travailleurs chinois, africains et des pays voisins. Et tout cela, avec une salle médicale dédiée, au sein même des hôpitaux algériens, pour les avortements illégaux, le meurtre d’une âme que Dieu a interdite, sauf en toute justice, ainsi que la contrebande de médicaments et de stimulants sexuels… Il ne manque plus qu’ils distribuent des points de fidélité et des cartes de réduction à leurs clients les plus assidus.
Étrange est la nature de ce réseau immonde, d’où émanent des relents de souillure et de putréfaction, et qui est géré par l’amant homosexuel du Général Chengriha. Celui-ci a prouvé, dans une ironique contradiction, sa capacité et son efficacité suprêmes à gérer un complexe médical qui allie les plus criantes antinomies et les moyens d’éliminer les enfants illégitimes. Mais par où commencer l’histoire ? Les médicaments de contrebande sont disponibles, toutes marques internationales confondues. Quant aux stimulants sexuels et aux préservatifs médicaux, il s’agit de marchandises exclusives que l’on ne trouve même pas dans les plus grandes pharmacies de Thaïlande. Et concernant l’interruption de grossesse illégale, provenant de diverses lignées, le service est rapide, équipé des drogues sensibles les plus modernes et opéré par des mains professionnelles locales. Oui, c’est le professionnalisme sous ses formes les plus abjectes, où les soins médicaux se sont transformés en commerce illicite, et où l’éthique, l’honneur et la filiation ne sont plus que des marchandises bon marché dont on peut s’affranchir de parler une fois le prix convenu, agrémenté d’un repas de tacos bon marché.
Lorsque nous contemplons la propagation de ces phénomènes sordides à travers notre misérable République, sous le joug des militaires, nous réalisons que les tentatives traditionnelles d’embellir la scène ou de prétendre qu’il s’agit de cas isolés ne reflétant pas notre noble réalité, ne convainquent plus personne, de près ou de loin. Le problème ne réside pas seulement dans l’existence d’un réseau de prostitution et de traite d’êtres humains qui est tombé aujourd’hui parce qu’il a refusé de payer la dîme à la junte au pouvoir. Il est plutôt dans l’environnement riche en compétences et dans l’héritage culturel laissé par le colonialisme à travers les âges, qui a permis à ce phénomène et à d’autres scandales et calamités de se propager dans le pays et dont la puanteur atteint le monde entier.
En effet, l’établissement simultané de pharmacies clandestines, de cliniques d’avortement secrètes et de réseaux de prostitution et d’homosexualité exige une audace qui ne peut venir que de l’assurance totale de l’absence de contrôle et de la dépendance à la couverture protectrice de l’armée et de la bande qui joue le rôle d’intermédiaire.
