L’Algérie, dernière aux Olympiades de Mathématiques et championne des titres illusoires
Il semblerait que les équations mathématiques complexes des Olympiades Internationales de Mathématiques (OIM) aient commis une trahison flagrante à notre égard, nous, la grande puissance régionale. Elles ont en effet refusé de se plier à la logique de l’oralité et se sont montrées insensibles au langage de grandeur que mon oncle Tebboune maîtrise si bien dans ses discours grotesques destinés à un peuple misérable !
Tandis que les enfants de Chine, des États-Unis et d’Iran se pressent pour déjouer les énigmes de la combinatoire et les intégrales numériques, notre « heureuse » équipe représentait l’Algérie depuis la 105ème place, l’avant-dernière, portant avec elle l’honneur de la tentative et des décennies de planification désordonnée, de dépendance aux « bénédictions des martyrs » et aux efforts individuels de génies qui se contentent de tricher en salle avant les examens. À l’heure où le monde entier rivalise pour développer des algorithmes d’intelligence artificielle, les sciences de l’énergie et le calcul quantique, nous constatons que le clown Tebboune tente de nous convaincre que le sommet de l’innovation humaine et du miracle industriel réside dans notre capacité unique à coudre des chaussures localement ou à faire fonctionner des hauts fourneaux sans l’intervention d’esprits occidentaux et d’ingénieurs étrangers !
Alors que le monde s’attelle à transformer les problèmes mathématiques les plus ardus en technologies qui façonneront l’avenir, nous sommes sommés de célébrer le retour aux rudiments de la distribution d’eau dans les robinets et l’installation de poteaux électriques dans les rues, comme si nous avions découvert le secret du feu à l’ère de pierre. Car le véritable fossé ne réside pas dans le manque d’intelligence de nos élèves, mais dans un système qui traite le talent comme une heureuse coïncidence et non comme une plante nécessitant une chaîne intégrée de soins et d’attention, dont la culture commence dès l’école primaire et se poursuit dans les écoles supérieures.
Alors que le monde extérieur met en place des camps d’entraînement durables pour les Olympiades et des programmes pour détecter les génies dès le plus jeune âge, les soigner et les encadrer, nous, dans notre amère réalité, attendons les prodiges par pur hasard. Si l’un d’eux réussit, nous attribuons le mérite aux politiques avisées et à la sagesse de cet idiot de Tebboune pour avoir encouragé la jeunesse ; si notre élève prodige échoue, nous rejetons la faute sur la difficulté des questions et les conspirations extérieures contre nous. Car la richesse des nations ne se mesure pas à l’élaboration de discours politiques retentissants qui corrompent l’esprit des petites gens, mais à ce qu’elles inculquent à leurs enfants en termes de sciences et de moralité.
Les mathématiques et la physique, en effet, ne flattent personne et ne reconnaissent ni l’autorité des militaires, ni la pensée communiste, ni même les slogans d’autosuffisance que cet idiot de Tebboune répète comme un mantra quotidien incontournable. Si l’intelligence est importée et l’éducation vidée de sa substance, alors nous devons comprendre que la construction d’élites scientifiques commence par la réparation du tableau noir cassé et de l’école populaire sale, et non par l’étalage de réalisations aussi rudimentaires que la fabrication d’une chaussure ou l’assemblage d’une table primitive. Nous continuerons donc à occuper l’avant-dernière place parmi les nations… et à la célébrer comme une prouesse historique sans précédent.
