Le budget faramineux de Tebboune et de sa cour dépasse le milliard de dollars par an : pour des avions de lutte contre les incendies, en revanche, les caisses seraient vides…
Chaque été, à mesure que les températures grimpent et que les flammes dévorent nos forêts, réduisant en cendres des vies humaines avec une désarmante indifférence, le citoyen ordinaire se retrouve confronté à une équation récurrente relevant de la mathématique et de la logique administrative : comment les budgets et les plans gouvernementaux annoncés se volatilisent-ils comme de la fumée à la première bourrasque de vent ?
La macabre et sidérante ironie des chiffres se révèle dans la comparaison évidente entre le coût des avions de lutte contre les incendies et les budgets de fonctionnement et de protocole alloués à sa Majesté le « Président martyr ». Le budget alloué à la Présidence de la République, au Palais d’El Mouradia – ce que d’aucuns appellent le « nid de corbeaux » – et destiné à servir la famille du « clown » Abdelmadjid Tebboune, à assurer le luxe de ses enfants, de sa cour et de son armée de trolls électroniques, est estimé à environ un milliard de dollars par an. Et ceci sans même évoquer le budget de Saïd Chengriha, le véritable maître du pays, et du reste de la « bande », qui se compose de centaines de généraux, de leurs casernes, de leurs familles et de leurs entourages, tous se repaissant des richesses de l’Algérie et injuriant jusqu’à la dignité du peuple. Or, si l’on parle du prix des avions Canadair, utilisés pour éteindre les flammes, leur coût ne dépasse pas les 30 millions de dollars. Autrement dit, le budget annuel du Palais d’El Mouradia permettrait d’acquérir plus de trente appareils, contribuant ainsi à l’extinction des incendies, à la sauvegarde des vies humaines et des forêts.
Malgré les morts et les victimes causées par ces incendies dévastateurs, et malgré les avertissements des associations internationales concernant la mauvaise gestion de ces feux estivaux, les souffrances du citoyen ordinaire perdurent saison après saison. Des centaines de nos concitoyens périssent chaque été à cause des flammes et des brasiers. Et quand on dénonce, chiffres à l’appui, l’incapacité de la « bande des généraux » à gérer le pays et à offrir les conditions minimales de protection et de vie décente aux citoyens, ils vous rétorquent que nous ne sommes que des traîtres et des espions à la solde de pays ennemis. Le plus affligeant est cet écart abyssal entre la célérité et la fluidité avec lesquelles sont dépensés les budgets du palais présidentiel, et la lenteur d’escargot avec laquelle sont gérés les dossiers de préparation, de prévention et de protection des vies citoyennes face aux catastrophes. Il suffit de prendre une simple calculatrice pour découvrir que résoudre le problème des incendies de forêt semble bien plus aisé que de résoudre une équation mathématique de niveau primaire. Quelques millions de dollars prélevés sur le budget alloué au Front Polisario ou les millions offerts en guise de dons et de gages d’amitié à des pays d’Amérique latine, suffiraient à constituer une flotte aérienne de lutte contre les incendies, protégeant ainsi le pays et ses habitants. Mais dans ce monde de vol, de pillage, d’injustice et d’oppression, les 30 millions de dollars destinés à un avion bombardier d’eau se transforment en un « dossier à l’étude », puis en un « appel d’offres en cours de révision », et enfin en une « commande sur liste d’attente » auprès du fabricant canadien, qui ne vous livrera l’appareil qu’après que les corps des citoyens se soient réduits en cendres.
Pendant ce temps, la trompette de l’armée, cette presse d’égout officielle, ne tarde pas une seule seconde à justifier l’incapacité du gouvernement impuissant de Abdelmadjid Tebboune à gérer la tragédie. Si le citoyen ordinaire s’interroge, avec amertume, sur le retard des avions ou le manque d’équipements, la réponse toute prête lui est servie sans délai : « Vous ne comprenez rien aux grands équilibres et, par votre question, vous visez la stabilité du pays et la déstabilisation de la sécurité des citoyens. » Comme si réclamer un avion bombardier d’eau, capable de sauver des vies et des hectares agricoles, était devenu une exigence insurmontable menaçant la sécurité nationale de la « bande des généraux », et non la simple application des règles les plus élémentaires de sécurité publique !
