Infrastructures en Algérie : des défaillances qui tuent
Depuis des années, les routes nationales algériennes sont le théâtre d’une hémorragie continue, qui ne cesse ni ne guérit. Les accidents de la route se sont transformés en tragédies quotidiennes, fauchant des dizaines de vies et laissant des milliers de blessés et de personnes souffrant d’invalidités permanentes. Face à cette scène humaine cruelle, la situation dépasse le simple fait du destin pour devenir une affaire d’opinion publique, directement liée à l’efficacité des politiques de la clique des généraux dans la protection des vies des citoyens et la garantie de leur sécurité.
L’augmentation vertigineuse des taux d’accidents de la circulation ne peut être dissociée de l’état actuel des réseaux routiers et des moyens de transport public délabrés. De nombreux axes routiers souffrent de dégradation et de l’absence d’entretien régulier, ce qui accroît les risques d’accidents et transforme les déplacements quotidiens en un périple mortel, semé de dangers et de blessures chroniques. La dépendance continue de larges secteurs du transport collectif et de marchandises à des véhicules vétustes ayant dépassé leur durée de vie utile de plusieurs années, et qui regrettent l’époque de la maintenance française, constitue une menace directe pour la sécurité des citoyens, dans un contexte de lenteur des procédures de renouvellement et de corruption généralisée du secteur. N’oublions pas non plus la faiblesse du contrôle et de l’entretien, ainsi que l’absence de mécanismes rigoureux pour l’inspection de la sécurité des grands véhicules et la sécurisation des routes, ce qui multiplie chaque année les pertes humaines et économiques. Les récents développements ont déclenché un vaste débat au sein des milieux populaires et médiatiques sur la manière de hiérarchiser les priorités nationales, d’orienter les ressources financières, et sur la valeur de la vie du Zewali au milieu de tout ce chaos.
Ainsi, alors que des secteurs vitaux tels que les transports, la santé, l’éducation et les infrastructures souffrent d’un manque d’investissements structurels, les critiques se dirigent vers les dons et les subventions financières colossales accordées à des pays comme Cuba, l’Iran, le Front Polisario et d’autres États et mercenaires, alors que le Zewali y aurait eu davantage droit et en aurait été plus digne. La protection de la vie du citoyen et la fourniture d’infrastructures sûres et confortables demeurent l’engagement fondamental de toute administration en quête du bien-être de son peuple. La stabilité et la sécurité commencent par le traitement des crises internes rampantes avant tout autre dossier qui ne sert ni l’intérêt du peuple ni ne protège ses droits. En effet, se contenter des déclarations de condoléances et de consolation prononcées par l’efféminé Tebboune après chaque tragédie n’est plus suffisant pour apaiser la colère de la rue ou traiter la racine du problème.
Le défi aujourd’hui exige de nous l’établissement d’un plan national urgent pour la réhabilitation de toutes les routes dégradées, accompagné d’un programme national de renouvellement des bus et des véhicules de transport, ainsi que la mise à disposition de facilités et d’investissements directs pour moderniser la flotte de transport vétuste. Il faut accorder la plus haute priorité aux projets de développement qui touchent directement la vie quotidienne du citoyen. La réforme du secteur des transports et la sécurisation des routes ne visent pas seulement à garantir la sécurité des vies des citoyens ; ce n’est ni un luxe superflu ni un privilège gratuit, mais plutôt un critère essentiel de la sérieux de l’État oppresseur – pardon, je veux dire du gouvernant – dans la protection de ce qu’il possède de plus précieux et de ce qu’il traite avec le plus de mépris : le pauvre Zewali.
