Meloni et Frederiksen durcissent leur position sur l’immigration et réclament des centres de retour hors d’Europe

Meloni et Frederiksen durcissent leur position sur l’immigration et réclament des centres de retour hors d’Europe

Les Premières ministres italienne et danoise, Giorgia Meloni et Mette Frederiksen, affichent un front commun sur la politique migratoire. Dans une déclaration conjointe publiée lundi, les deux dirigeantes réaffirment leur opposition à ce qu’elles qualifient d’« immigration incontrôlée » et plaident pour un durcissement de la politique européenne.

Meloni et Frederiksen estiment notamment nécessaire de renforcer le contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne et de développer des centres de retour dans des pays tiers pour les personnes n’ayant pas le droit de rester sur le territoire européen.

Les deux dirigeantes affirment également vouloir mieux lutter contre la criminalité liée, selon elles, à l’immigration clandestine. Elles évoquent notamment les violences, le trafic de drogue et les violences sexuelles commises par certains migrants en situation irrégulière.

Cette position intervient alors que l’Italie et le Danemark se sont récemment imposés comme deux des principales voix en faveur d’un durcissement de la politique migratoire de l’UE. Les deux pays ont notamment participé à une initiative soutenue par 22 États membres visant à renforcer les frontières européennes et à réduire les facteurs susceptibles d’encourager les arrivées irrégulières.

Rome expérimente déjà le dispositif des centres de retour en Albanie. Cette approche, très controversée, a également été intégrée aux nouvelles orientations européennes en matière de politique migratoire.

Pour Meloni et Frederiksen, le renforcement de la politique migratoire doit toutefois s’accompagner du respect des lois et des valeurs européennes. Elles insistent ainsi sur la nécessité de préserver les valeurs communes et l’héritage culturel chrétien de l’Europe, tout en distinguant les personnes en situation irrégulière des millions de ressortissants étrangers vivant légalement dans les pays européens.

À travers cette déclaration, les deux Premières ministres entendent donc afficher une ligne commune : contrôler davantage l’immigration, accélérer les retours et renforcer la protection des frontières européennes.

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