FIFA : le directeur des opérations Kevin Lamour limogé après sa fronde contre Infantino

FIFA : le directeur des opérations Kevin Lamour limogé après sa fronde contre Infantino

La FIFA a confirmé lundi la fin de sa collaboration avec Kevin Lamour, directeur général des opérations et numéro trois de l’instance. Dans un bref message, l’organisation a indiqué que son départ prenait effet le 17 août 2026, tout en remerciant le dirigeant pour ses deux années de service et en lui souhaitant « bonne chance pour l’avenir », sans toutefois préciser les raisons de son éviction.

Cette décision intervient quelques semaines après les critiques publiques formulées par Kevin Lamour à l’encontre de Gianni Infantino et de son projet visant à créer une nouvelle structure commerciale ouverte à des investissements privés. Nommé en novembre 2024, le dirigeant français avait vivement contesté la stratégie défendue par le président de la FIFA, faisant de cette prise de position un point de rupture avec la direction de l’instance.

Dans des déclarations rapportées fin juillet par l’Associated Press, Kevin Lamour avait qualifié le projet de « projet d’une seule personne » et estimé qu’il ne devait « pas aboutir ». Il avait également appelé les responsables du football à « se poser les bonnes questions et à prendre les bonnes décisions ».

Le responsable avait par ailleurs accusé la direction de la FIFA d’avoir « trompé » les salariés concernant la nature et les contours de cette initiative. Il estimait que les employés « méritent mieux que le mépris et l’intimidation ».

Conscient des conséquences que pouvaient entraîner ses déclarations, Kevin Lamour avait lui-même évoqué la possibilité de perdre son poste. « Et si cela signifie que je perds mon emploi, qu’il en soit ainsi. Je comprendrai et respecterai cette décision. Au moins, je dormirai bien cette nuit », avait-il déclaré.

Le limogeage de Kevin Lamour intervient par ailleurs à quelques mois de l’élection présidentielle de la FIFA, prévue en mars 2027. Son départ pourrait raviver les interrogations sur la gouvernance de Gianni Infantino et mettre une nouvelle fois en lumière les tensions persistantes au sein de l’instance internationale.

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