L’Algérie à plat : le scandale d’un pays pétrolier sans pneus

L’Algérie à plat : le scandale d’un pays pétrolier sans pneus

L’absurdité a atteint son paroxysme en Algérie. Dans un pays qui regorge de pétrole et de gaz, où les milliards de dollars de la rente énergétique s’accumulent, les citoyens sont aujourd’hui réduits à chercher désespérément des pneus et des pièces de rechange pour leurs véhicules.
Cette crise de la pièce détachée n’est pas une fatalité économique, c’est le résultat direct d’une politique d’importation désastreuse et d’une gestion bureaucratique totalement déconnectée de la réalité.
Comment un État pivot de l’énergie mondiale peut-il paralyser ses propres transports par des restrictions aveugles et des blocages douaniers injustifiés ? En asphyxiant le marché sous prétexte de protéger une production nationale quasi-inexistante, les décideurs ont créé une pénurie artificielle qui frôle le sabotage économique. Aujourd’hui, rouler en Algérie est devenu un luxe et un danger de mort. Les automobilistes, pris à la gorge par des prix exorbitants, en sont réduits à utiliser des pneus usés jusqu’à la corde, transformant nos routes en files d’attente et en zones de non-droit sécuritaire.
Cette crise des pneus illustre parfaitement la faillite d’une vision économique qui refuse de s’ouvrir et de se moderniser. Pendant que le gaz algérien éclaire l’Europe, les Algériens sont privés des commodités logistiques les plus basiques.
Il est grand temps de cesser de sacrifier le quotidien du peuple sur l’autel de dogmes administratifs obsolètes. Un grand pays ne se mesure pas à ses réserves de change, mais à sa capacité à chausser ses propres véhicules. Libérez les importations, ou assumez la panne générale.

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