Comment les généraux ont offert à la jeunesse algérienne le choix entre le suicide, la prostitution et l’émigration clandestine

Comment les généraux ont offert à la jeunesse algérienne le choix entre le suicide, la prostitution et l’émigration clandestine

Bienvenue dans notre pays sinistré, (le pays de la dèche et de la forfanterie) comme l’a dit le défunt président Bouteflika, où il est inutile de s’inquiéter de l’avenir, car il n’existe tout simplement pas ! C’est l’État militaire par excellence, qui, grâce à la sagesse éclairée de la clique des généraux, a su résoudre les problèmes économiques et sociaux les plus tenaces par des méthodes innovantes qui ne viendraient pas à l’esprit des plus grands sociologues du monde. Alors que les nations se débattent pour réduire le chômage et éduquer les esprits, nos augustes autorités ont décidé que le véritable investissement réside dans l’anéantissement de ces mêmes esprits, transformant ainsi le pays en une oasis luxuriante de tranquillité… pour le pâturage et l’engraissement des moutons.

Dans notre terre bénie, le chômage n’est plus une crise digne d’être mentionnée ; il est devenu une opportunité en or pour les jeunes de méditer et de s’asseoir sur les trottoirs afin d’acquérir de la vitamine D sous notre soleil chaud. Et comme le régime des généraux tient absolument au bien-être psychologique de ses sujets, il leur a facilité l’accès aux stupéfiants à des prix compétitifs, garantissant ainsi leur voyage vers des mondes roses sans avoir besoin de billets d’avion ! Quant au plan national pour l’emploi, il a fait preuve d’une ingéniosité inégalée : les portes de l’émigration clandestine leur ont été ouvertes via les embarcations de la mort. Soit ils atteignent l’autre rive et allègent le fardeau du budget, soit ils épargnent à l’État les frais de retraite et les tracas de la vie par un voyage éternel au fond de la mer. Concernant les jeunes filles, de grandes facilités leur sont offertes pour « l’exportation de leurs atouts physiques », y compris pour les mineures. Cela va des métiers de service domestique et de la prostitution en Europe, jusqu’aux séances de relaxation, de massage et de prostitution de luxe dans les États frères du Golfe, dans le cadre d’un plan stratégique visant à stimuler l’apport de devises et à assurer un avenir fastueux à nos filles valeureuses.

Et pour ne pas oublier le secteur de la sécurité publique, le pays a connu une révolution sans précédent dans le domaine des initiatives individuelles : vol, viol et agressions, comme une forme de redistribution des richesses par des méthodes non conventionnelles. Au cas où un jeune s’ennuierait de ce bonheur excessif, l’option du suicide est disponible comme un service rapide et personnel pour échapper à ce paradis que nous offre l’eunuque Tebboune. Tout cela se déroule sous ses yeux et avec sa généreuse bénédiction, où il se contente d’offrir ses condoléances et de détourner le regard de la souffrance et des besoins essentiels du citoyen ordinaire.

En conclusion, nous ne pouvons que tirer notre chapeau à « Oncle Tebboune » et à la bande des quarante généraux, qui ont prouvé que la gestion des peuples ne nécessite pas la construction d’usines ni le développement de l’éducation, mais seulement un peu d’ignorance, beaucoup de drogues, la légalisation des maisons closes, la corruption, l’alcool et l’usure. Sans oublier l’ouverture des portes à tous ceux qui souhaitent fuir ou se suicider. Oui, c’est une histoire nationale inspirante sur la façon de transformer les crises en opportunités de noyade et de suicide.

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