Tensions entre les États-Unis et l’Iran : Trump affirme que Téhéran veut un accord, mais pas encore le « bon accord »
Le président américain Donald Trump a affirmé que l’Iran souhaitait parvenir à un accord avec les États-Unis, mais qu’il n’était pas encore prêt à accepter ce que Washington considère comme un « bon accord ».
S’exprimant devant des journalistes sur la base aérienne d’Andrews, avant son départ pour la Caroline du Sud, Donald Trump a défendu la politique de forte pression économique menée par son administration contre Téhéran. Selon lui, les difficultés économiques auxquelles fait face l’Iran doivent pousser les autorités iraniennes à revenir à la table des négociations.
Trump a également assuré que cette pression économique ne signifiait pas nécessairement que les États-Unis préparaient une nouvelle opération militaire. Il a toutefois insisté sur la faiblesse, selon lui, des capacités militaires iraniennes, évoquant notamment les difficultés de la marine et de l’armée de l’air iraniennes ainsi que la situation économique du pays.
Le président américain a par ailleurs revendiqué un contrôle américain sur la zone entourant le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport mondial de pétrole. Il a affirmé que Washington suivait étroitement la situation et entendait renforcer progressivement son contrôle dans la région.
Cette déclaration intervient alors que l’administration Trump a annoncé une nouvelle campagne de pression économique contre l’Iran. Washington cible notamment les revenus pétroliers, les transactions financières, les bureaux de change, les activités maritimes et certaines entreprises considérées comme essentielles à l’économie iranienne.
Trump a qualifié cette offensive économique de campagne particulièrement sévère et a appelé les alliés des États-Unis à participer à l’effort visant à isoler davantage Téhéran.
Donald Trump a également réaffirmé qu’il était hors de question, selon lui, de laisser l’Iran se doter de l’arme nucléaire. Il a de nouveau affirmé que les infrastructures militaires iraniennes avaient subi d’importants dégâts.
Le président américain a par ailleurs estimé que les négociations avec Téhéran étaient devenues plus difficiles après la mort de plusieurs hauts responsables iraniens.
De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé la nouvelle campagne américaine de pression économique, qu’il considère comme une politique déjà expérimentée et vouée à l’échec. Selon lui, Washington a déjà appliqué une politique de « pression maximale » contre l’Iran sans parvenir à obtenir les résultats recherchés.
La crise se concentre également sur le détroit d’Ormuz, dont l’importance stratégique dépasse largement le seul Moyen-Orient. Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Ghalibaf, a déclaré que Téhéran ne rouvrirait pas le détroit tant que certaines conditions ne seraient pas satisfaites.
L’Iran réclame notamment la levée du blocus qu’il dénonce, le déblocage de ses avoirs gelés à l’étranger et un allègement des sanctions visant ses exportations pétrolières.
Le bras de fer entre Washington et Téhéran reste donc particulièrement tendu. Si Donald Trump affirme que l’Iran souhaite parvenir à un accord, les exigences américaines et iraniennes demeurent profondément éloignées, laissant planer l’incertitude sur l’avenir des négociations et sur la situation dans le détroit d’Ormuz.
